Alors que l'horlogerie suisse lutte contre des baisses de production significatives, les ateliers franc-comtois comme SMB à Châtillon-le-Duc et Pequignet à Morteau affichent des performances prometteuses. Ces sociétés, tout en réalisant moins de volume, ont su s'orienter vers des produits de plus haute valeur. Philippe Bérard, dirigeant de SMB, souligne cette transformation : "Nous avons dû repenser notre stratégie pour adapter notre offre à la demande actuelle".
Pour SMB, le retournement a notamment été possible grâce au rachat de la marque de montres LIP, qui s'est imposée sur le marché moyen de gamme. En dépit d'une réduction de moitié du volume de vente sur la dernière décennie, le dirigeant se satisfait des résultats : "Cette marque nous a permis de stabiliser nos revenus, malgré l'essor des montres connectées", explique-t-il.
D'un autre côté, la maison Pequignet, qui produit des montres de luxe à Morteau, a connu une croissance impressionnante. Hugues Souparis, son PDG, prétend même que la marque est maintenant reconnue comme la seule manufacture de Haute Horlogerie en France. "Nous avons enregistré une augmentation de 25% pour 2025, et nous visons un chiffre similaire pour 2026", déclare-t-il, tout en ajoutant que des investissements dans le marketing et des ouvertures de nouveaux points de vente ont été cruciaux.
Les deux dirigeants partagent une vision optimiste : Produire moins mais mieux. Ji Ji, horloger expérimenté, a également exprimé son soutien à cette stratégie : "Dans un marché en complexité, la qualité prime sur la quantité." En résumé, ces marques franc-comtoises s'affirment comme des modèles de résilience dans un environnement turbulent, comme le résume Philippe Bérard en déclarant : "Tant qu'il y aura des poignets de libre, j'aurais envie d'y mettre des bracelets!"







