Samedi 30 mai 2026, un homme armé de couteaux a été tué par un policier dans un foyer de travailleurs à Bobigny. Membre de la communauté tamoule, son décès suscite déjà des interrogations. Selon des témoins cités par l’Humanité, le contexte du tir fatidique pourrait être largement contesté.
Ce tragique incident a été largement éclipsé par des événements survenus lors de la victoire du PSG en Ligue des champions, où un adolescent a été blessé par un tir de LBD, comme rapporté par le député insoumis Aly Diouara. Au même moment, un homme armé a été abattu, la préfecture de police ayant simplement précisé que le policier avait été contraint d’utiliser son arme pour se défendre.
Selon des sources proches de l’incident, l’homme aurait traversé une grave détresse psychologique, gérée initialement par les résidents. Après l’appel, les pompiers, confrontés à la menace des couteaux, auraient choisi de s’éloigner. Cela a mené à une intervention policière après que l’homme aurait légèrement blessé un voisin et un enfant d’origine afghane.
Enquête ouverte pour violence avec arme ayant entraîné la mort
Alors que la préfecture évoque une menace grave, d’autres témoignages suggèrent que les circonstances du tir sont discutables. D’après des témoins, le policier aurait ouvert le feu dès sa sortie de l’ascenseur, alors qu’un tiers se trouvait entre lui et l’individu armé, ce qui soulève des questions quant à la proportionnalité de l’action.
Le parquet de Bobigny a déclaré que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était déjà sur le coup, une enquête étant ouverte pour éclaircir les raisons qui ont poussé le policier à tirer. Des premières auditions révèlent que le suspect avançait avec ses armes au moment où les portes de l’ascenseur se sont ouvertes, provoquant une réaction immédiate de la part des agents, dont l’un a tenté de neutraliser l’homme avant de faire feu.
La communauté tamoule vit ce drame avec une grande émotion. L’homme abattu était issu d’une lignée marquée par le conflit sri-lankais, où les Tigres tamouls ont subi une violente répression en 2009. Une marche blanche est prévue la semaine prochaine à Bobigny pour rendre hommage à la victime.







