A la cour d’appel de Paris,
Dans une ambiance tendue et un silence pesant, la première chambre de la cour d’appel de Paris a vu Nicolas Sarkozy prendre la parole pour un dernier plaidoyer marquant. Le 27 mai 2026, après un long procès en appel qui a mobilisé la attention du public, l’ancien président a réitéré son innocence face aux accusations qui le pèsent. "Cette affaire du prétendu financement libyen de ma campagne a commencé dans le mensonge. Elle doit finir dans la vérité", a-t-il clamé, soulignant qu'il avait répondu à des années d'enquêtes.
"Je me sens comme si j'étais passé par un chemin de croix", a déclaré Sarkozy, insistant sur le fait que sa vie a été scrutée en détail, mais qu'aucune preuve ne soutient les allégations portées contre lui. Selon des sources, il affirme avoir consacré une énergie considérable pour prouver son innocence, à tel point que son combat personnel dépasse le cadre judiciaire, travaillant à récupérer son honneur.
Un plaidoyer déterminé
Dès le début de son intervention, Sarkozy a mis en avant les failles du dossier à charge en le qualifiant d’"échafaudage d’hypothèses". Son avocat, Me Christophe Ingrain, a également fustigé le manque de preuves concrètes, qualifiant le dossier de "roman grotesque". Ce point de vue est soutenu par plusieurs observateurs juridiques, qui soulignent que l'absence de preuves tangibles rend l'accusation fragile. Selon Le Monde, cette argumentation pourrait jouer en faveur de Sarkozy.
Nicolas Sarkozy, dans un élan émotionnel, a interpellé les juges : "Je ne demande qu'une chose : être jugé pour ce que j'ai fait, pas pour ce que je suis." Sa voix a vibré d’émotion lorsqu'il a souligné l’impact personnel des accusations sur sa vie quotidienne, déclarant qu'il ne pouvait pas croire qu'un homme pouvait être condamné pour des actes qu'il n'a pas commis.
Réaction des procureurs
Les procureurs, quant à eux, ont demandé une peine sévère de sept ans, faisant valoir que les faits reprochés sont d'une extrême gravité. Cependant, la défense a contre-argumenté en soulignant que toute condamnation reposait sur des suppositions et non sur des faits avérés. Me Sébastien Schapira, un autre avocat de Sarkozy, a affirmé que le ministère public s'appuyait sur des "hypothèses bancales", ce qui a suscité des réactions vives dans la salle d'audience.
La décision de la cour doit être rendue le 30 novembre prochain. Pour Nicolas Sarkozy, cette attente est particulièrement éprouvante. "Je vais attendre, non pas comme un ancien président mais comme un homme ordinaire qui se demande chaque jour : est-ce que je vais y retourner ?" a-t-il conclu, renforçant ainsi le poids émotionnel de sa déclaration.







