Un lundi de Pentecôte tragique pour l'église Saint-Pierre-es-Liens de Merens, où des actes de vandalisme ont été découverts. Lieu de culte rendu à l'état de désolation : statues et vitraux brisés, autel et bancs retournés, bénitier renversé.
Les gendarmes de Pont-de-Casse ont trouvé la scène ravagée, indiquant que quatre adolescents, âgés de 12 à 14 ans, ont été appréhendés. Ces jeunes ont fugué d'un centre d'aide sociale pour enfants en difficulté, comme l'a rapporté Le Figaro. Avant de s'en prendre à l'église, ils auraient tenté d'incendier un bâtiment du foyer et dérobé deux scooters.
Le maire de Merens, Cyril Guilbert, a exprimé sa désapprobation envers ces actes, déclarant : « Les faits sont d’ordre délictuel et il ne fait aucun doute que le juge des enfants sera saisi ». Il a aussi précisé que les jeunes impliqués venaient de familles de la région, sombrant parfois dans des vies difficiles.
Une messe de réparation prévue
Bien que l'église ait été profanée, le maire insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un acte antichrétien. « Ce sont des adolescents normaux, il s'agit simplement d'un acte malheureux de désespoir », a-t-il affirmé. L'évêque d'Agen, Monseigneur Alexandre de Bucy, a exprimé sa compassion envers les familles concernées, annonçant qu'une messe de réparation se tiendra le 4 juin pour permettre à la communauté de se rassembler. Il a ajouté que le département prendra en charge les réparations, assurant « Aucun administré de la commune n’aura à prendre en charge ces dégâts ».
Ce type de vandalisme soulève des inquiétudes. La France a enregistré 401 faits de profanation ou de vandalisme antichrétien entre janvier et juin 2025, marquant une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente, selon le ministère de l'Intérieur. Ces incidents deviennent de plus en plus fréquents, suscitant des appels à la mobilisation de la part des autorités et des élus.







