Publié le 27/05/2026 à 08h02
L'essentiel
- Margot Turcat, jeune professeure d’arts plastiques, a subi un AVC ischémique à 33 ans, d'abord confondu avec une migraine.
- Elle vit encore avec des séquelles comme l’aphasie, les douleurs neuropathiques et des troubles cognitifs.
- Margot utilise son histoire pour sensibiliser le public sur les AVC via des illustrations et des bandes dessinées sur son compte Instagram.
Le 17 novembre 2018, Margot Turcat a commencé une journée comme une autre, jusqu'à ce que sa fatigue persistante et ses symptômes alarmants l'amènent à appeler les secours. "J'ai compris qu'il y avait un souci. Tous les voyants étaient au rouge. Il fallait agir". Maman et enseignante, elle n'aurait jamais pensé qu'elle faisait face à un AVC.
Un diagnostic erroné
Lors de l'appel au SAMU, les secours, influencés par son statut de jeune mère, la considèrent souffrant d'une simple "migraine à aura". Malgré ses alertes sur l'aggravation de son état, il lui est conseillé de prendre un ibuprofène, un traitement inadapté en cas d'AVC.
Gravitant autour de symptômes de pensées confuses et de paralysie partielle, Margot a cependant pu se rendre aux urgences grâce à son père. "Il a fallu plus de quatre heures entre mes premiers symptômes et ma prise en charge", se souvient-elle.
Un long parcours de rééducation
Diagnostiquée d'un AVC ischémique, Margot entame une réhabilitation de six mois au sein d'un centre de soins. "J'ai dû réapprendre à marcher avec le soutien de ma voisine de chambre", raconte-t-elle. Malheureusement, l'aphasie demeure sa plus grande épreuve, rendant difficile l'expression verbale. Les douleurs neuropathiques et la fatigue cognitive ajoutent à son parcours difficile, mais son fils sert de motivation : "Mon fils, c'est mon meilleur éducateur", déclare-t-elle.
"J’ai réappris des choses quand lui les apprenait." - Margot Turcat
Un témoignage inspirant
Son expérience devient un moyen de sensibilisation qu'elle partage sur son compte Instagram mon.petit.avc. À travers des illustrations, elle communique les défis rencontrés par de nombreux patients invisibles, isolés et en quête de réhabilitation.
Margot met l'accent sur la nécessité d’une détection rapide des AVC, souvent négligée, notamment chez les femmes. "Les symptômes peuvent inclure une faiblesse d’un côté du visage, une difficulté à parler et une perte de coordination", souligne-t-elle.
Un avenir plein d'espoir
Aujourd'hui, Margot mène une vie enrichissante et rappelle qu'elle a accompli plus depuis son AVC que ce qu'elle aurait fait auparavant. Sa résilience inspire ceux qui l’entourent et éclaire les défis de la réhabilitation après un AVC.







