La polémique enfle autour de Jean Messiha, accusé de détournement de la cagnotte créée pour soutenir les familles des victimes de l'attaque survenue au péage d'Incarville (Eure). Après avoir lancé cet appel aux dons, Messiha se retrouve au centre d'une tourmente médiatique. Le 26 mai, il a réagi aux accusations en évoquant des "défaillances" de la plateforme GoFundMe, que celle-ci dément.
En réponse aux plaintes des familles, il a révélé avoir déposé une plainte contre GoFundMe, argueant que l'argent aurait été transféré vers son compte à cause d'une "grave erreur interne". "Je n'ai jamais été bénéficiaire de cette cagnotte ni demandé à l'être," a-t-il déclaré via son compte X, suscitant perplexité et indignation parmi les proches des victimes.
Les déclarations de Jean Messiha contredisent celles de GoFundMe, qui a confirmé avoir effectué plusieurs virements dépassant les 40 000 euros vers ses comptes logistiques entre mai 2024 et juin 2025, pour un montant total de 44 342 euros récoltés. Cette cagnotte a été mise en place en réponse au drame du 14 mai 2024, où Fabrice Moello et Arnaud Garcia avaient perdu la vie lors d'une attaque orchestrée pour faire évader le détenu Mohamed Amra.
Le commencement d'une scandaleux épisode
La situation a pris une tournure critique lorsque Sandrine Le Hay Moello, veuve du capitaine tué, a déposé plainte au tribunal judiciaire de Paris. Selon les informations de Le Parisien, elle reproche à Messiha d'avoir détourné les fonds recueillis sur GoFundMe, initialement destinés à soutenir les familles des victimes. La veuve se bat pour faire rétablir la justice.
Cette affaire n’est pas sans rappeler un précédent. Jean Messiha avait déjà été au cœur d'une controverse en 2023, lorsqu’il avait lancé une collecte similaire pour soutenir un policier mis en examen après la mort de Nahel, en juin de la même année. Bien que l'enquête pour escroquerie ait été classée sans suite, les répercussions de cette nouvelle affaire pourraient s'avérer d'une ampleur bien plus significative.
Alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire, Jean Messiha a promis que l'intégralité de la somme contestée serait reversée aux familles. Mais alors que le courtisan de l'extrême droite tente de se défendre, les familles des victimes attendent des réponses et, surtout, la restitution des fonds qui leur sont dus.







