La Cour suprême italienne a récemment tranché en faveur d'un palace des Dolomites dans une affaire qui soulève des questions sur l'hospitalité et l'accès à l'eau potable. Une cliente ayant réglé près de 6 000 euros pour une formule demi-pension a réclamé 2 700 euros de dommages après que l'hôtel a refusé de lui servir de l'eau du robinet durant ses dîners.
D'après des informations relayées par des médias italiens comme Corriere Alto Adige, l'hôtel a uniquement proposé des bouteilles d'eau minérale à 7 euros. Cette décision a été confirmée par les juges qui soulignent qu'aucune législation nationale ne contraint les hôtels à fournir de l'eau gratuite à leurs clients.
Aucune réglementation n’impose de servir l’eau du robinet
La cliente a fait valoir que l'accès à l'eau potable est un droit essentiel qui devrait être inclus dans les services offerts par tout hôtel, en particulier un établissement de luxe. Cependant, la réalité du droit italien ne lui a pas été favorable. La Cour a statué que les hôtels ne sont pas tenus de servir de l'eau du robinet et que les pratiques diffèrent remarquablement entre l'Italie et d'autres pays européens.
En France, par exemple, la loi exige que les restaurateurs fournissent gratuitement de l'eau pendant les repas. Un incident récent à Val Thorens a d'ailleurs conduit à des sanctions contre un restaurant qui a refusé ce service à ses clients, démontrant ainsi un cadre réglementaire beaucoup plus strict sur le sujet.
Cette affaire met en lumière une problématique qui mérite d'être débattue dans le secteur de l'hospitalité : l'eau est-elle un luxe ou un droit fondamental ? Les avis divergent, mais la décision de la Cour suprême italienne semble marquer un tournant dans la façon dont cette question est perçue dans le pays.







