La jeune Française Loïs Boisson a dû faire face à une déception amère mardi lors de son entrée en lice à Roland-Garros 2026. Victime de blessures cette saison, elle a été éliminée dès le premier tour par la Russe Anna Kalinskaya, classée 24e mondiale, avec un score sévère de 6-2, 6-2.
À seulement 23 ans, Boisson, qui avait scotchée le public l'année dernière en atteignant les demi-finales alors qu’elle était classée 361e, se présente cette année avec un classement nettement amélioré à la 43e place. Malheureusement, elle est loin de sa forme optimale, comme elle l'a prouvé sur le court Suzanne-Lenglen, où une succession de fautes lui a coûté cher. Selon les experts de Eurosport, son coup droit, puissant en 2025, a été presque inexistant, la laissant sans ressources face à son adversaire.
Tentative de rébellion
Malgré un début difficile, Boisson a semblé initier une réaction en remontant un break de retard, mais elle a rapidement perdu le contrôle du match. La première manche s'est terminée à 6-2 en faveur de Kalinskaya. Certes, elle a montré des signes de combativité, en sauvant plusieurs balles de match dans un dernier jeu tendu, mais cela n’a pas suffi. Après 1h20 de jeu, elle a dû se rendre à l'évidence : cette saison ne ressemble pas à celle de l'an dernier.
Depuis son retour sur le circuit fin avril au WTA 1000 de Madrid, Boisson n’a remporté qu’un seul match pour cinq défaites, un bilan qui pourrait la voir redescendre aux alentours de la 150e place au classement mondial. Après sa défaite, Kalinskaya a exprimé sa sympathie pour Boisson, déclarant : "Je suis désolée pour elle. C'était un combat difficile contre une grande joueuse". La Russe, elle, se prépare désormais à affronter sa compatriote Alina Korneeva au deuxième tour.
Cette élimination précoce soulève des interrogations sur le retour de Loïs Boisson après ses blessures, et les attentes pour la suite de sa carrière sont désormais plus incertaines. Sera-t-elle capable de retrouver son niveau de 2025 ? Seul le temps nous le dira.







