À 74 ans, Jean-Luc Mélenchon a officiellement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, soulignant l'absence de concurrent à la tête de La France insoumise. Dans une intervention sur TF1, il a déclaré : "Nous c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat", affirmant être 'le mieux préparé' pour répondre aux enjeux à venir.
Le leader insoumis a évoqué l'urgence de la situation mondiale. "Nous entrons dans une saison troublée de l'histoire, menacés par une guerre généralisée et un changement climatique dramatique", a-t-il poursuivi. À la dernière élection, il avait échoué à se qualifier pour le second tour, recueillant 22 % des voix.
La mainmise du Rassemblement national sera, selon lui, l'enjeu principal, même s'il conteste les sondages qui prédisent une présence de l'extrême droite au second tour. "Je pense que nous allons les battre à plate couture", a-t-il ajouté avec assurance.
Lors d'une réunion des élus insoumis à Paris, il a été désigné sans opposition comme candidat. Manuel Bompard, représentant de La France insoumise, a souligné qu'aucune autre candidature n'a été évoquée. Pour se présenter, Mélenchon devra toutefois rassembler 150 000 parrainages citoyens, une formalité, devrait-il la remporter, vue l'attente de nombreux électeurs.
Sa prochaine prise de parole se fera lors d'une conférence de presse dédiée aux nouveaux médias numériques, excluant les médias traditionnels. Un meeting d'ouverture de campagne est prévu le 7 juin à Saint-Denis, ville clé qu'il souhaite mettre en avant.
Bien que Mélenchon soit une figure controversée, il reste, selon certains membres de son parti, le plus capable de mobiliser les électeurs. Malgré son désir de voir une nouvelle génération émerger autour de lui, aucun successeur suffisamment solide n’a encore pris de l'ampleur. Des figures comme François Ruffin et Clémentine Autain ont quitté le mouvement après les législatives de 2024.
"Il vit politique, il dort politique. C'est un militant total. Quand il y a une baston politique, il y va", a décrit un proche. Les Insoumis espèrent tirer parti du désordre au sein de la gauche, où la question de la participation à une primaire unitaire divise. Des figures comme François Ruffin et Marine Tondelier se positionnent, mais pourraient aussi agir indépendamment, alors que le Parti socialiste reste hésitant.
Concernant le courant social-démocrate, des noms comme François Hollande et Raphaël Glucksmann sont souvent mentionnés, tandis que le chef des communistes Fabien Roussel attend son congrès pour clarifier ses ambitions. En somme, la candidature de Mélenchon pour 2027 s'annonce déjà comme un sujet central dans le paysage politique français.







