Cree en 2003, le site Coco a été tristement célèbre dans l'affaire des viols de Mazan en raison de son rôle en tant que plateforme pour prédateurs sexuels et de diffusion de contenus pédopornographiques. Suite à l'inculpation de son créateur, le site a été fermé le 25 juin 2024. Pourtant, il a récemment surgi de ses cendres sous un autre nom, suscitant la colère de nombreux responsables, dont Sarah El Haïry.
Dans une déclaration à RMC, Sarah El Haïry, Haut-commissaire à l'enfance, souligne l'importance de cette problématique : "Ces espaces ne sont pas innocents. Ils visent à attirer des proies, notamment des enfants. Des guet-apens, des abus sexuels, et du trafic humain y ont lieu." Avant sa fermeture, les autorités avaient lancé 23 051 procédures judiciaires contre le site.
"Nous ne permettrons pas un tel retour", s'engage Sarah El Haïry. "Des actions juridiques sont en cours et nous ferons tout pour garantir la fermeture définitive de cette plateforme. Nous les poursuivrons sans répit." La nouvelle version du site, nommée Coco.gg, reprend les caractéristiques de son prédécesseur : gratuite, anonyme, avec une inscription simple sans vérification.
Les viols de Mazan : un révélateur tragique de l'importance de la lutte
Au cours de ses deux décennies d'existence, le site a servi de cadre à de multiples activités illégales, allant du trafic de drogue à la prostitution de mineurs et à la diffusion de contenus pédopornographiques. En 2020, selon Valeurs Actuelles, Dominique Pelicot aurait utilisé ce réseau pour recruter des hommes afin d'agresser sa femme, Gisèle Pelicot, après lui avoir administré des somnifères.
En janvier 2025, six mois après la fermeture initiale, Isaac Steidl, le fondateur du site, a été mis en examen à Paris pour proxénétisme aggravé, complicité dans le trafic de stupéfiants, détention et diffusion d'images pédopornographiques, ainsi que pour corruption de mineur via Internet. Ces révélations témoignent de l'importance d'une vigilance constante face à ces dangers en ligne.
Pour en savoir plus sur cette affaire, découvrez également l'article de Valeurs Actuelles sur la fermeture du site.







