La réouverture du site de tchat Coco, désormais renommé Cocoland, a suscité une vive réaction de la part de la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah el Haïry. Ce samedi 18 avril, elle a exprimé sa colère face à cette résurgence d'une plateforme, déjà fermée en 2024 pour son rôle dans de nombreux crimes sexuels, dont l'un des cas les plus médiatisés a touché Gisèle Pelicot.
En effet, des dizaines d’hommes avaient été recrutés sur Coco par Dominique Pelicot, l’ex-mari de Gisèle, qui utilisait des anxiolytiques pour la droguer avant de la soumettre à des actes de violence. Cette situation a fait l’objet de plusieurs enquêtes, comme l’indiquent les reportages de Midi Libre et d’autres médias.
Ouest France a révélé que la plateforme est de nouveau accessible, cette fois sous une adresse différente, alertant ainsi sur la nécessité d'une vigilance accrue. L’État français s'engage à intensifier ses efforts pour faire fermer à nouveau ce site. Sarah el Haïry a déclaré : "Le retour de Coco, c’est une véritable gifle à la promesse de protection des enfants". Elle a souligné que ces types de espaces ne sont pas innocents, mais plutôt des lieux de prédation.
Les engagements du gouvernement
Pour contrer ce fléau, la haute-commissaire a promis que "des procédures sont en cours pour neutraliser cette plateforme". Elle assure que le gouvernement ne relâchera pas ses efforts : "Nous les traquerons, les harcèlerons, and nous ne leur laisserons aucun répit".
La nature problématique de Coco
Coco, qui était immatriculé à l'étranger, avait été largement critiqué par des associations pour enfants, qui l'ont qualifié de repère pour prédateurs. La justice française ne l’a pas laissée sans action, et en juin 2024, Coco a officiellement été fermé.
Son fondateur, Isaac Steidl, fait face à de graves accusations, notamment liées aux trafics de drogue et à la diffusion d’images à caractère pédopornographique. Ce dernier conteste fermement les accusations portées contre lui.







