Face à l'engouement qui entoure les concerts de Céline Dion, un jeune homme de Voulte-sur-Rhône a décidé d'en profiter en acquérant 24 places. Avec une mise de 2.798 euros, il prévoit un bénéfice potentiel de 9.000 euros en les revendant sur le marché noir.
Quand la demande dépasse l'offre, certains fans n'ont d'autre choix que de se tourner vers le marché noir. C'est le cas de Luka (pseudonyme), un Ardéchois d'une vingtaine d'années. Détenteur d'une carte bancaire d'une marque partenaire de la tournée de Céline Dion, il a réussi à obtenir un précieux sésame : 24 billets.
"Je ne suis pas un grand fan, mais ma copine l'est, et c'est pour elle que j'ai décidé de tenter ma chance", explique-t-il. Après un premier achat de six places, il réalise les bénéfices à venir et profite de la limite de sa carte pour faire l'acquisition de 24 billets.
Les places se négocient déjà entre 400 et 500 euros. Luka prévoit d'attendre l'été pour maximiser ses gains : "Le sentiment d'urgence pourrait faire grimper les prix". En revendant à 500 euros chacun, il pourrait réaliser un bénéfice qui financerait ses vacances ou des événements sportifs.
« Je sais que cela peut déranger certains, mais c'est le marché, c'est la loi de l'offre et de la demande. À Paris, cela semble normal de payer plusieurs fois le prix d'origine », ajoute-t-il.
Cette situation soulève des questions sur le phénomène de revente et de spéculation autour des événements à fort engouement. Comme le souligne un expert du secteur, "un tel comportement est symptomatique des enjeux économiques actuels, où les passions peuvent se monétiser au détriment de l'accès équitable pour tous". Si cela choque dans certaines régions, dans les grandes villes, le marché noir semble être devenu une pratique acquise.







