À l'aube de la rentrée 2026-2027, la menace de la suppression de 13 postes et d'une vingtaine de classes déclenche une nouvelle mobilisation. Ce mercredi 8 avril à 14h30, enseignants, parents d'élèves et élus se retrouveront devant la préfecture de Carcassonne pour faire entendre leurs voix.
L'intersyndicale de l'Aude organise cette manifestation à la veille du second Comité social d'administration (CSA). Patrick Borde, co-secrétaire départemental de la FSU, rappelle : "L'affaire de l'Éducation nationale est l'affaire de tout le monde". Ce rassemblement vise à influencer les décisions du CSA qui se tiendra quelques jours plus tard.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte préoccupant où la réduction d'effectifs dans le premier degré soulève l'inquiétude des acteurs de l'éducation. Une délégation des syndicats a également sollicité une audience avec le préfet, qui a été acceptée. Lucie Roesch, la secrétaire générale de la préfecture de l'Aude, sera présente pour discuter des doléances concernant l'éducation.
Les syndicats, mobilisés depuis le 31 mars, dénoncent une situation alarmante. Patrick Borde souligne que "cette année, le nombre de suppressions est inédit". La dotation de l'Aude se traduit par une perte de 13 postes, engendrant potentiellement la fermeture de 20 classes dans le département. Les organisations syndicales pointent du doigt un déclin national des ressources éducatives ainsi qu'une diminution de la démographie scolaire.
Ils expriment leur crainte face à ce qu'ils appellent "une véritable saignée pour l'Éducation nationale", rappelant que 3 200 postes pourraient être supprimés à l'échelle nationale. Les conséquences sont déjà visibles : la réduction des classes entraînera une augmentation du nombre d'élèves par classe, dégradant les conditions d'apprentissage et affectant particulièrement les élèves les plus vulnérables. Patrick Borde met en garde : "Cela pourrait également nuire à l'attractivité des communes".
Cette mobilisation ne s'arrêtera pas là : un nouveau rendez-vous est d'ores et déjà fixé pour le mardi 14 avril, lors du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN). Les syndicats espèrent qu'une reconsidération des décisions, et peut-être même l'annulation de certaines fermetures de classes, pourra être envisagée. Dans l'intervalle, la communauté éducative reste déterminée à maintenir la pression, convaincue que l'engagement collectif peut influer sur les choix à venir.







