Il est devenu urgent de trouver des alternatives au glyphosate et à d'autres produits phytosanitaires. Pour ce faire, le biocontrôle, qui repose sur des mécanismes naturels, émerge comme une solution prometteuse.
Le biocontrôle, une lutte biologique
Malgré les inquiétudes soulevées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a qualifié le glyphosate de "cancérogène probable pour l’homme", des lobbys industrielles ont réussi à retarder son interdiction en France. Cependant, le Président Macron a affirmé que l'interdiction serait mise en œuvre dès que des alternatives viables seraient disponibles. L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) en France se penche sur le développement de solutions de biocontrôle pour remplacer les produits chimiques, notamment dans le cadre de l’interdiction des néonicotinoïdes depuis 2018, ces derniers étant accusés de menacer les abeilles, essentielles pour la biodiversité.
Un exemple illustratif de biocontrôle est l'introduction de coccinelles pour lutter contre les infestions de pucerons sur les rosiers. Cette méthode de lutte biologique est continuellement perfectionnée pour adapter les réponses aux différents types de nuisibles, qu'il s'agisse d'insectes, de champignons, ou d'autres agents pathogènes.
Les espoirs du biocontrôle
Pour préserver la santé publique, la qualité de l'environnement et la biodiversité, il est essentiel de prioriser la lutte biologique. Cependant, les techniques actuelles utilisées en agriculture biologique ne suffisent pas à couvrir les vastes besoins de l'agriculture conventionnelle. Les chercheurs s'efforcent de les rendre accessibles et efficaces à grande échelle, mais cela nécessite un processus de validation rigoureux et chronophage.
Avec la mondialisation, les nuisibles comme le frelon asiatique se déplacent facilement, et il est nécessaire d'identifier et d'acclimater leurs prédateurs à l'environnement européen. Chaque méthode de biocontrôle doit subir des tests en laboratoire et sur le terrain, souvent avec des ajustements nécessaires avant d'être validée pour une commercialisation à grande échelle.
Actuellement, la lutte biologique représente seulement 5 % du marché des insecticides. Parmi les solutions biologiques, la bactérie Bacillus thuringiensis est très appréciée dans le secteur bio, et plusieurs projets prometteurs, comme l'utilisation de micro-guêpes pour combattre certains ravageurs, progressent rapidement. Parallèlement, des techniques alternatives telles que l'application d'huiles protectrices et la confusion sexuelle contre les nuisibles s'avèrent prometteuses.







