L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui envisage sérieusement sa candidature pour la présidentielle de 2027, a manifesté une grande confiance quant à l'obtention des 500 parrainages indispensables pour valider sa candidature.
Évoquant l'échec de 2012 où il avait été contraint de s'éloigner de la scène politique, Villepin a déclaré que « la situation actuelle est très différente ». Lors d'une intervention sur le Grand Jury (RTL, Le Figaro, M6, Public Sénat), il a fait référence à des interférences politiques qu'il imputait à Nicolas Sarkozy, son rival de l'époque, ajoutant : « Aujourd'hui, je ressens une véritable dynamique dans le pays. »
Malgré une popularité croissante, Villepin admet ne pas encore avoir réussit à transformer ce soutien en intentions de vote. Il reste cependant convaincu que, d'ici quelques mois, il parviendra à rassembler les signatures nécessaires d'élus, qu'il s'agisse de maires, de sénateurs ou de députés.
Un retour qui se prépare
À 72 ans, Villepin, reconnu pour avoir défendu la position française contre la guerre en Irak en tant que ministre des Affaires étrangères, oriente son retour politique avec plusieurs mois de préparation. Plus engagé que jamais, il a récemment animé une conférence à La Sorbonne, abordant les défis nationaux.
Il a souligné l'échec du macronisme, qui, selon lui, « n'a pas su convaincre les citoyens par sa méthode ou ses résultats ». Il critique ainsi les figures établies du paysage politique, y compris le leader Les Républicains, Bruno Retailleau, les accusant de manquer de crédibilité.
Enfin, il affirme que l'engagement politique doit s'ancrer dans le lien avec les citoyens, plutôt qu'être déterminé par des structures partisanes rigides : « La présidentielle n'est pas une question de partis, mais de connexions authentiques avec le peuple. »







