Quelques heures avant la dernière échéance pour le dépôt des listes ce mardi 17 mars, Sarah Knafo a fait savoir qu'elle renonçait à sa candidature aux élections municipales à Paris. En se retirant, l'eurodéputée d'extrême droite a exprimé sa conviction que les "85 000 voix" qu'elle représente sont cruciales pour "chasser la gauche de la mairie de Paris, après 25 ans de gouvernance socialiste".
Ce désistement offre une nouvelle dynamique à la candidature de droite menée par Rachida Dati, qui a obtenu 25,46 % des voix, se plaçant derrière le candidat socialiste Emmanuel Grégoire (37,98 %). Knafo a justifié son choix par son "amour pour Paris" et sa volonté de "respecter les Parisiens" en s'engageant à battre la gauche.
"J'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux"
Cette décision modifie ainsi l'équilibre des forces pour le second tour, qui devrait désormais se jouer entre Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et l'Insoumise Sophia Chikirou. Le candidat macroniste Pierre-Yves Bournazel a également décidé de se retirer et a fusionné sa liste avec celle de Dati.
Pourtant, cette dernière a choisi de ne pas s'allier à Knafo, une stratégie que l'élue a critiquée. Elle a déclaré que l'ancien Premier ministre Édouard Philippe avait "bloqué" l'union, ajoutant avec ironie que la droite était "la plus bête du monde".
"Dans ce contexte, j'ai choisi d'être plus intelligente qu'eux", a affirmé Knafo, soulignant qu'elle préférait se rallier à Dati, bien qu'elle ne la considère pas comme son choix idéal, plutôt que de soutenir l'adversaire de gauche, Emmanuel Grégoire.
Un scrutin à l'issue incertaine
Dans cette ambiance politique tendue, Bruno Retailleau, président des Républicains, a applaudi le retrait de Knafo, le qualifiant de "décision sage et responsable" qui pourrait permettre l'alternance tant attendue par les Parisiens. Cependant, ce même retrait suscite des inquiétudes chez certains, comme Ian Brossat, candidat communiste sur la liste d'Emmanuel Grégoire, qui s'est dit préoccupé par la montée potentielle de la droite à Paris.
De son côté, Clément Beaune, toujours en désaccord avec cette stratégie, a exprimé son regret concernant l'alliance Dati-Bournazel, choisissant de ne pas rejoindre cette liste fusionnée.
La candidate insoumise, Sophia Chikirou, quant à elle, a refusé de se retirer face au leader socialiste, ce qui complique encore plus la situation à gauche.







