Je pense que les Parisiens méritent un grand vent de liberté et que Paris mérite de devenir une ville heureuse. La candidate aux municipales, Sarah Knafo, se présente avec une ambition audacieuse. Vêtue d'une robe jaune éclatante, son slogan coloré est un signe fort de son modernisme. Dans une interview au JT de TF1, elle déclare avec enthousiasme : Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris.
Elle s'inspire du maire de New York pour faire campagne
Brillante et travailleuse, Sarah Knafo renverse les conventions. Figure essentielle du parti Reconquête, elle s'inspire des campagnes dynamiques de ses homologues, comme le maire de New York. Avec une esthétique visuelle moderne, elle engage les jeunes électeurs, même si ses idées s'éloignent radicalement des tendances de gauche, comme l'indiquent plusieurs observateurs.
A 32 ans, cette native de Seine-Saint-Denis, diplômée de Sciences Po et de l'ENA, incarne un fresque politique renouvelée avec des outils contemporains, tels que des images générées par l'IA. Cependant, son audace se heurte parfois à des erreurs embarrassantes, comme lorsqu'elle confond le prix du Pass Navigo, déclarant annuel, 52 euros alors qu'il coûte plus de 90 euros.
Une campagne sans Reconquête, le parti qu'elle a créé
Étonnamment, son parti n'évoque guère dans sa campagne actuelle. Cherche-t-elle à minimiser les liens avec les idées d'extrême droite de Reconquête et de son mentor, Eric Zemmour ? Ce dernier la décrit pourtant comme sa conseillère et compagne. Sarah défend avec véhémence son parcours politique : J'ai été adhérente à l'UMP. Mon premier engagement politique. J'ai cru en Nicolas Sarkozy. Je suis une gaulliste.
Malgré ces démentis, ses racines au sein de Reconquête la poursuivent. Moins controversée qu'Eric Zemmour, elle a néanmoins été au cœur de sa campagne présidentielle, mettant en avant des propositions telles que l'abrogation de la PMA et l'expulsion des mineurs isolés. Ce positionnement, bien que controversé, est au cœur de son identité politique.
Je veux gouverner Paris comme la Suisse
Dans son programme, elle a l'ambition de démocratiser les décisions municipales en planifiant des référendums pour les projets de plus de 10 millions d'euros, inspirée des méthodes suisses. Demain je veux gouverner Paris comme la Suisse, affirme-t-elle sur France Inter. Elle envisage également d'équiper les réverbères parisiens de capteurs IA pour repérer les agressions faites aux femmes.
Cependant, les enjeux politiques restent complexes : bien qu'elle ait peu de chances d'être élue, sa candidature pourrait bien la préparer pour une éventuelle présidentielle en 2027. Néanmoins, Rachida Dati, figure influente des Républicains à Paris, semble écarter une alliance pour l'instant.







