Le président français, Emmanuel Macron, effectuera un déplacement à Chypre le 9 mars afin de «témoigner la solidarité de la France» avec ce pays membre de l'Union européenne, récemment touché par une vague d'attaques par drones et missiles, dans le sillage du conflit au Moyen-Orient.
À Paphos, il rencontrera le président chypriote, Nikos Christodoulides, ainsi que le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. Emmanuel Macron a déclaré que cette visite vise à «renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, contribuant ainsi à la désescalade dans la région», selon l'Élysée.
Ce déplacement a lieu dans un contexte marqué par l'envoi par la France de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens près de Chypre. Les autorités françaises, comme l'a rapporté Le Figaro, ont déployé une importante flotte militaire dans la région, y compris le porte-avions Charles-de-Gaulle, tout en insistant sur une position «strictement défensive» depuis le début du conflit le 28 février.
La présidence française précise que cette visite «permettra également de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer Rouge au détroit d'Ormuz, notamment grâce à l'opération maritime Aspides de l'Union européenne». Les discussions incluront également des stratégies pour assurer la sécurité des ressortissants européens sur place.
Lors de ce court séjour, les dirigeants discuteront de «la coordination de haut niveau entre les trois pays», précise Konstantinos Letymbiotis, porte-parole du gouvernement chypriote, mettant également en avant l'implication de l'Italie, qui a envoyé une frégate pour soutenir cette initiative. Emmanuel Macron a enrichi ses prises de parole récentes en mentionnant ses échanges avec l'émir du Qatar et le président de l'Azerbaïdjan concernant le soutien français dans la région.
Au cours de ses échanges, il a soutenu que «la stabilité durable devra passer par la voie de la désescalade et de la négociation» et a exprimé sa gratitude à Ilham Aliev pour l'aide apportée par l'Azerbaïdjan face aux frappes iraniennes.







