Un meeting de campagne électorale, dirigé par le maire LFI de Faches-Thumesnil, Patrick Proisy, a été interrompu vendredi soir par une quinzaine de perturbateurs. L'incident a mené à l'arrestation de quatre personnes, qui ont été placées en garde à vue. Selon le procureur Samuel Finielz, ces individus devront comparaître le 26 août pour évaluer des charges telles que violences aggravées et dégradations de biens.
Équipés de pancartes affichant des slogans comme « Nouvelle droite » et « LFI hors de nos mairies », les perturbateurs ont réussi à faire irruption sur la scène, où ils ont lancé des projectiles tels que de la peinture rouge et de la farine. Malgré cette agression, aucune blessure n'a été rapportée, indique une source policière interrogée par l'AFP.
Bascule fasciste ou résistance politique ?
Après avoir pris la fuite, trois hommes et une femme, âgés de 20 à 37 ans, ont été rapidement arrêtés par les forces de l’ordre. Un contrôle judiciaire a été mis en place pour empêcher tout contact avec les victimes et les élus, ainsi que toute participation à des événements LFI jusqu'aux élections municipales. Cette mesure vise à assurer la sécurité dans un climat politique tendu.
Patrick Proisy, le maire concerné, a témoigné de son indignation et a l'intention de porter plainte. Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a dénoncé l'incident en qualifiant les intrus de « néonazis cagoulés » venant de Paris et du Nord, tout en saluant l'efficacité de son service d'ordre pour protéger les participants.
De son côté, Aurélien Le Coq, député LFI du Nord présent lors de la violente intrusion, a exprimé sur X son indignation, condamnant ce qu'il considère comme une nouvelle étape de la « bascule fasciste » en France, soulignant ainsi les tensions croissantes dans le paysage politique du pays.







