Le dernier sondage indique qu'Emmanuel Grégoire mène avec une avance de huit points sur Rachida Dati, maire LR, avec 35% des intentions de vote contre 27% pour la candidate de droite. Ce résultat marque une légère hausse par rapport aux sondages précédents, où l'union de la gauche semblait moins solidement établie. Toutefois, Stéphane Zumsteeg d'Ipsos souligne que "tout peut encore se passer, surtout en période de choix d'alliances".
Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, et Sarah Knafo se disputent la troisième place, chacun s'accaparant environ 11%. Les dynamiques des alliances post-électorale seront cruciales pour déterminer l'issue du scrutin.
Un match serré au second tour
Le premier tour se profile comme un combat acharné tandis que cinq candidats pourraient franchir la barre des 10%. Malgré un score flatteur pour Grégoire, les stratagèmes d'alliance au second tour joueront un rôle déterminant. "La logique du vote utile semble favoriser un affrontement entre Grégoire et Dati", analyse un expert.
Les résultats de ce prélude électoral signalent déjà des fractures au sein des formations politiques, notamment avec l'insoumise Sophia Chikirou en déclin et des voix potentielles se tournant vers Bournazel. Quant au Rassemblement National, il peine à émerger, atteignant à peine 4% des intentions de vote selon les derniers sondages.
Ce climat électoral rend le paysage politique parisien incertain alors que les candidats ajustent leurs stratégies à l'aube des élections des 15 et 22 mars. Dans cette course effrénée, le moindre sondage pourrait faire basculer la dynamique.
Le sondage Ipsos-BVA a été mené en ligne du 20 au 28 février auprès d'un échantillon représentatif de 800 électeurs parisiens.







