Dans le cadre des municipales de 2026 à Paris, un récent sondage Ipsos-BVA, publié le 3 mars, révèle qu'Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste, mène la course avec 35% des intentions de vote, devançant sa concurrente Rachida Dati des LR de huit points.
À l'approche du 15 mars, l'écart semble se creuser. Toujours selon ce sondage, qui a été commandé par Ici Paris Ile-de-France, cinq candidats sont en position de se maintenir au second tour des élections prévues les 15 et 22 mars. « Les dynamiques actuelles pourraient changer en fonction des alliances qui se forgeront », souligne Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d'Ipsos-BVA.
L’avantage « n’augure rien du second tour »
Le candidat soutenu par un rassemblement de gauche, sans LFI, progresse de trois points par rapport à l'enquête précédente d'Ipsos, datant de la mi-décembre. Rachida Dati, en revanche, reste stable à 27%. Ce contexte pourrait influencer fortement les stratégies au second tour.
Les autres candidats, tels que Pierre-Yves Bournazel (11,5%) et Sarah Knafo (9%), continuent à attirer des électeurs, mais semblent souffrir d'un phénomène de vote utile qui recentre la lutte entre Grégoire et Dati. « Les électeurs semblent privilégier les deux gros candidats dans le cadre d’un choix stratégique », analyse l'expert.
Alors que les intentions de vote pour Thierry Mariani (RN) ne dépassent pas 4%, et bien que d'autres candidats comme Marielle Saulnier (LO) et Blandine Chauvel (NPA-R) apparaissent en bas des intentions, l'incertitude demeure sur leur impact potentiel dans la course. Ipsos, contrairement à d'autres agences, n’a pas sondé pour le second tour, mais d'autres instituts envisagent un match serré entre les deux favoris. Cette enquête a été réalisée en ligne du 20 au 28 février, à partir d'un échantillon de 800 électeurs parisiens.







