Des actes de vandalisme perturbent la campagne de LFI à Saint-Nazaire

Des dégradations survenues à Saint-Nazaire soulèvent des inquiétudes politiques.
Des actes de vandalisme perturbent la campagne de LFI à Saint-Nazaire
La France insoumise dénonce une « campagne de diabolisation » contre eux après la mort de Quentin Deranque à Lyon. © Crédit photo : AFP

Dans la nuit du jeudi au vendredi, la permanence du député insoumis Matthias Tavel ainsi qu'un local de campagne de gauche ont été vandalisés à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Ces incidents surviennent dans un climat tendu, après le décès tragique du militant nationaliste Quentin Deranque, tué par des individus cagoulés lors d’un événement à Sciences Po Lyon où il était présent pour sécuriser des militantes d'un collectif identitaire.

Les dégradations ont été signalées par Matthias Tavel, qui a déclaré que de la peinture rouge avait été projetée sur les devantures, accompagnée d'affiches ayant pour slogan « Justice pour Quentin ». Ces actes, selon lui, s'inscrivent dans une stratégie d'intimidation contre La France insoumise et la gauche en général, exacerbée par une campagne de diabolisation qui perdure depuis plusieurs mois.

Une réaction politique marquée

Le local de campagne concerné appartient à la liste « Ensemble Soyons Saint-Nazaire », qui rassemble plusieurs partis de gauche comme les Écologistes, le PCF et le NPA. Matthias Tavel et Violaine Lucas, tête de liste pour cette campagne, ont déposé plainte. Tavel a indiqué dans un communiqué : « Ces actes de vandalisme reflètent une montée des tensions politiques dans notre pays. »

Dans un contexte similaire, plusieurs permanences d'élus à travers la France ont subi des dégradations, des jets de peinture rouge ayant été observés à Lille, Metz et Bordeaux, parmi d'autres villes. Le siège national de LFI à Paris a été évacué récemment suite à une fausse alerte à la bombe, soulignant un climat de peur et de méfiance qui affecte le paysage politique.

Pour conclure, les violences et dégradations observées ces derniers jours soulèvent des interrogations sur l’état du dialogue politique en France. Des voix s’élèvent, y compris celles de personnalités politiques reconnues, pour dénoncer cette escalade de violence. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, a mis en garde contre les dangers d’une stigmatisation de mouvements comme LFI, évoquant des risques de radicalisation et d’extrémisme.

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