La cour d'appel de Paris devrait rendre sa décision en juillet 2026, près de cinq mois après la clôture des débats. Bien que ce délai semble long, il s'explique par la complexité de l'affaire et les contraintes organisationnelles du système judiciaire, selon Denis Salas, ancien magistrat et enseignant à l'École normale de la magistrature, qui a été contacté par Franceinfo.
Les réactions à cette annonce ont été nombreuses. La date du 7 juillet 2026, prévue pour trancher sur le sort judiciaire de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants FN au Parlement européen, a soulevé un certain nombre de questions. Denis Salas a affirmé que “c'est une affaire complexe”, nécessitant “une motivation longue”, et que le calendrier de rendu “a probablement été établi en fonction des impératifs de travail des magistrats et des greffiers impliqués dans ce dossier”.
Cette situation n'est pas sans précédent. Dans le contexte judiciaire actuel, des affaires similaires ont connu des délais de traitement prolongés en raison de la charge de travail des cours. L'expertise de Salas souligne l'importance d'une approche minutieuse pour garantir la qualité des décisions rendues, ce qui est particulièrement crucial dans des cas médiatisés comme celui-ci.
Pour approfondir ce sujet, un article complémentaire de Franceinfo mentionne que l’avocat de Marine Le Pen, Rodolphe Bosselut, considère que la cheffe de file du RN affiche un “fond fataliste” face à cette période d’incertitude. La lenteur du processus judiciaire soulève des questions sur la transparence et l'efficacité du système judiciaire français, faisant de cette affaire un sujet de débat tant au sein des instances légales qu'auprès du grand public.







