Le sort de Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais, se décidera le 7 juillet 2026, date à laquelle la cour d'appel rendra son verdict concernant l'affaire des assistants parlementaires européens. Un procès délicat qui, déjà, fait germer le pessimisme au sein du Rassemblement National.
En attendant cette décision cruciale, Marine Le Pen demeure dans l'incertitude concernant sa potentielle candidature à l'Élysée en 2027. Ses avocats ont présenté une ultime défense auprès de la cour d'appel de Paris, mais les tensions sont palpables. "Plus c'était tôt, mieux je me portais", a exprimé avec frustration Marine Le Pen, qui célèbrera son 58e anniversaire en août. En coulisses, elle a laissé entendre que sa décision sur une candidature dépendrait directement du jugement à venir. Un scénario inquiétant d'après plusieurs membres du RN, qui redoutent un empêchement défavorable pour leur leader.
L'humeur morose au sein du RN
Comme l'observe Les Échos, la stratégie de communication du Rassemblement National oscille entre l'attente résignée et l'optimisme feint. Récemment, nombreux sont ceux qui ont évité de commenter l'évolution du procès, arguant avoir "trop de travail" et que les audiences sont difficiles à suivre. D'autres adoptent une attitude de déni, comme le souligne un cadre du parti : "Je préfère ne pas me projeter tant qu'on ne connaît pas la décision, ça ne sert à rien d'angoisser sur un truc qu'on ne maîtrise pas".
Dans ce contexte inquiétant, le soutien des cadres du parti semble s'estomper. Ce sentiment est partagé par l'avocate de Le Pen, Sandra Kollaric Chirac, qui a tenté de défendre son éternel optimisme. "Sa force, Marine Le Pen la tire d'un éternel optimisme", a-t-elle déclaré. Pourtant, il est difficile de ne pas percevoir une certaine résignation parmi les membres du RN, qui, même à distance de la salle d'audience, se préparent à un potentiel revers pour leur leader.







