Après une période de silence prolongée, Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a finalement déclaré qu'elle soutenait Emmanuel Grégoire, l'ancien adjoint à la mairie, en vue des élections municipales. Dans une interview accordée aux Echos, Hidalgo a affirmé : "Je voterai pour la gauche, et la tête de liste est Emmanuel Grégoire. Cependant, je ne souhaite pas d'alliance avec La France Insoumise, un point sur lequel il est d'accord avec moi."
Ce soutien vient après plusieurs mois de réticence de la part de la maire, qui avait précédemment refusé de mentionner son ancien allié lors de son dernier discours de voeux à l'Hôtel de Ville. Hidalgo a été franche sur sa préoccupation que LFI, sous la direction de Jean-Luc Mélenchon, représente une "impasse pour la gauche".
Les relations entre Hidalgo et Grégoire ont été tendues, surtout après que ce dernier ait remporté une primaire au sein du Parti socialiste, une victoire qui a semblé provoquer un refroidissement des liens entre les deux, anciennement perçus comme proches. Des militants ont ressenti un choc suite aux déclarations précédentes d'Hidalgo qui envisageait une défaite pour la gauche si Grégoire était nommé leader.
La maire a exprimé son espoir que les Parisiens ne choisissent pas Rachida Dati, la candidate de la droite, soulignant le risque d'une alliance avec l'extrême droite représentée par Sarah Knafo, candidate de Reconquête. "Rachida Dati doit faire face à des accusations de corruption et pourrait être jugée en 2026," a-t-elle souligné, disant : "Je n'ai pas de procès."
La situation politique à Paris est complexe, les rivalités au sein de la gauche et les tensions autour des candidatures ajoutent une couche d'incertitude à ces élections cruciales. Selon un article de France 24, cette dynamique pourrait changer la perception des électeurs envers les partis traditionnels et potentiellement favoriser une montée des candidats d'extrême droite si la gauche ne parvient pas à s'unir.
Le débat autour des municipales s'intensifie, et les commentaires d'Hidalgo sur la lutte interne au PS reflètent une crainte croissante parmi les responsables politiques que les divisions au sein de la gauche pourraient nuire à leurs chances face à la droite. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la stratégie électorale de la gauche unie à Paris.







