Le lycée Notre-Dame de Bon Secours, situé à Perpignan, a été évacué ce mardi 20 janvier après qu'un message menaçant ait circulé sur la plateforme éducative Pronote. L'auteur de ce message, qui prétendait être lié à l'État islamique, a menacé de faire exploser l'établissement et de s'en prendre aux forces de l'ordre.
D'après les informations rapportées par L’Indépendant, l'alerte a été donnée vers 10h, entraînant la mise en place d'un dispositif de sécurité en réponse à une « menace d'attentat ».
Des propos inquiétants
Dans le message, l'individu déclarait : "Nous venons de l’État islamique" et a précisé qu’il comptait faire "exploser l’établissement entier vers 10/11h", visant également à "décapiter les forces de l'ordre" présentes. Il a affirmé avoir "mis du C4 partout dans l’établissement et dans les classes", laissant craindre un véritable risque de violence.
Il est également précisé que l’auteur du message se trouvait à Clermont-Ferrand, et incitait d'éventuels complices à se joindre à son projet destructeur. "J'ai une ceinture explosive sur moi et si le directeur ne me paye pas, je vais décapiter mes otages. Je vais tirer sur la police", écrivait-il. Ce message inquiétant était accompagné d'une vidéo explicative, montrant des méthodes pour "facilement aider".
Une alerte sans précédent
La direction de l'établissement a pris les menaces très au sérieux. Toutefois, le chef d’établissement, tout en considérant la gravité de la situation, a exprimé son scepticisme quant à la véracité des propos tenus dans le message. À la fin de la matinée, il a déclaré que "toute menace avait été écartée", laissant entendre qu'il pourrait s'agir d'une fausse alerte, bien que les forces de l'ordre et les experts en sécurité aient souligné la nécessité de traiter chaque menace avec le plus grand sérieux.
Cette affaire a relancé le débat autour de la sécurité dans les établissements scolaires en France, soulignant les faibles mais croissants cas de ce type de menaces. Des experts en sécurité pointent du doigt l'usage des réseaux sociaux et des plateformes éducatives comme vecteurs potentiels d'inquiétudes, incitant à une surveillance accrue.
Cette situation, bien qu'ayant été rapidement désamorcée, rappelle la fragilité de la sécurité dans les institutions éducatives et la nécessité d'une vigilance constante face à des menaces de plus en plus sophistiquées.







