Les discussions autour du budget 2026 prennent un tournant décisif. Au cours d'une nouvelle lecture, la commission des Finances a rejeté la section «dépenses» du budget de l'État, après un échec des négociations en première lecture en décembre dernier. Ces débats, qui se poursuivent à l'Assemblée nationale à partir de mardi, estimeront des options jusqu'au 23 janvier.
Ce rejet, qui fait écho à celui de la partie recettes, met en lumière les tensions qui traversent le paysage politique français. Les députés des groupes RN, LFI, Écologiste et LR ont voté contre le texte, tandis que le PS, le MoDem et le groupe EPR ont choisi de s'abstenir. L'absence de certains groupes tels que Liot, Horizons et UDR a également marqué ce vote, selon des sources présentes.
Philippe Juvin, rapporteur général du Budget, a proposé un «rabot général» pour réduire les crédits de toutes les missions budgétaires, sauf celles considérées comme régaliennes, espérant générer environ 6,2 milliards d'euros d'économies. Cependant, ses propositions n'ont pas suscité l'adhésion nécessaire, notamment en ce qui concerne les missions Éducation et Écologie, qui sont jugées prioritaires par le PS. Les députés ont donc rejeté ces propositions en bloc, y compris celles concernant la santé et le sport.
À partir du texte initial adopté au Sénat, les députés ont modifié les prévisions, augmentant les dépenses de 6,8 milliards d'euros. Cette manœuvre a pour effet d'accroître le déficit, le plaçant à 5,3%, voire 5,4% si l'on tient compte des recettes non adoptées avant la fin de l'année. Le gouvernement, de son côté, espère toujours parvenir à un budget d'ici la fin du mois, dans le but de ramener le déficit sous la barre des 5% tout en réévaluant les crédits liés à la défense.
Les enjeux économiques liés à ce budget ne sont pas à prendre à la légère. Des experts financiers pointent la nécessité d'un équilibre entre rigueur budgétaire et investissements nécessaires. Le Monde a récemment souligné que la stabilité budgétaire est essentielle pour maintenir la confiance des investisseurs. Ce débat crucial s'annonçant complexe, l’issue pourrait avoir des répercussions significatives sur l'avenir économique du pays.







