Le projet de budget de l'État a de nouveau été rejeté par les députés de la commission des Finances, le 10 janvier. Cette décision fait suite à l'échec des discussions en première lecture en décembre dernier. Le texte sera désormais débattu dans l'hémicycle à partir de mardi et il est prévu que le débat se prolonge jusqu'au 23 janvier.
Lors du vote, les députés des groupes RN, LFI, Écologiste et LR ont exprimé leur opposition, tandis que le PS, le MoDem et le groupe EPR (Renaissance) ont choisi de s'abstenir. Notons également l'absence des groupes Liot, Horizons, UDR et GDR lors de cette prise de décision. Ce climat d'absentéisme a été particulièrement marqué ces derniers jours, laissant planer une incertitude sur un éventuel pacte entre le gouvernement et le PS, particulièrement en cas d'activation de l'article 49.3 par le Premier ministre, comme l’a noté Le Monde.
Philippe Juvin, rapporteur général du Budget et membre du groupe LR, avait proposé un « rabot général » pour réduire les crédits de toutes les missions budgétaires, sauf celles liées aux fonctions régaliennes, espérant ainsi réaliser des économies de l'ordre de 6,2 milliards d'euros. Toutefois, ses propositions ont été largement rejetées, notamment les diminutions concernant les missions Education et Ecologie, jugées prioritaires par le PS. Cette opposition a entraîné le rejet en bloc de plusieurs missions, notamment celles liées à la santé, au sport et à l'action extérieure de l'État, comme l'a rapporté France Info.
Cette situation met en lumière les fractures politiques au sein de l'Assemblée, alors même que le président de la République a exprimé sa volonté de maintenir une certaine rigueur budgétaire face à la crise économique actuelle. Les tensions grandissantes pourraient impacter les débats futurs, et de nombreux experts, tels que les économistes de l'INSEE, soulignent l'importance d'atteindre un consensus pour éviter un blocage budgétaire qui nuirait à l'économie française.
Les discussions à venir s'annoncent donc délicates, et il sera crucial pour le gouvernement d'adopter des stratégies permettant de rassembler des soutiens au sein de la majorité comme de l'opposition. Les débats entre les différentes parties prenantes se poursuivent, et la capacité du gouvernement à naviguer dans cette tempête politique sera un élément déterminant pour l'avenir de son budget.







