Dans une ville où la projection d'un film a été perturbée par des menaces, l'élue engagée Wiam Berhouma s'illustre par son opposition à une exposition consacrée à l'excision. Connue pour ses positions controversées, notamment sur la laïcité, Mme Berhouma souhaite replacer la pratique de l'excision dans un cadre plus large, ce qui suscite de vives réactions dans des milieux sensibles.
Wiam Berhouma, présentée comme une simple enseignante d'anglais, est loin d'être apolitique. Sa présence sur les plateaux de télévision et son implication dans des mouvements revendiquant une perspective décoloniale ne passent pas inaperçues. Selon des sources comme Marianne, elle est impliquée dans des actions visant à dénoncer ce qu'elle appelle un racisme d'État, intégrant des éléments d'anti-racisme dans ses interventions, parfois controversées.
Élue municipale en 2020 sur la liste du Parti communiste, son rôle d'adjointe à la culture l'a vue initier des projets comme des balades décolonisées. Cependant, sa position sur le conflit israélo-palestinien, refusant de décrire le Hamas comme un groupe terroriste, interroge ses priorités. Le mois d'octobre dernier a été marquant avec ses réactions face aux événements tragiques au Proche-Orient.
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Malgré ses frictions avec son administration, notamment par rapport à l'interdiction de l'abaya, Berhouma maintient une ligne radicale sur l'inclusion de signes religieux dans l'espace public. Son engagement soulève des inquiétudes parmi ceux qui craignent un affaiblissement des valeurs républicaines.
Une lutte contre les mutilations : l'initiative de Sarah Abramowicz
La chirur-gienne Sarah Abramowicz a lancé une exposition itinérante intitulée « Réparer les vivantes » afin de sensibiliser à la lutte contre l'excision, une pratique barbare infligeant de graves traumatismes aux jeunes filles. Bien qu'adorée par beaucoup, sa tentative d'alerter et de réparer les blessures causées par cette mutilation est souvent contrée par des voix telles que celle de Berhouma.
D'après des exprimés, cette initiative revêt une importance particulière à une époque où de telles pratiques demeurent encore un sujet de préoccupation en France. L'acceptation de l'exposition par la municipalité a finalement été obtenue après une intense pression, mais elle reste accompagnée de réserves de la part de Berhouma, qui souhaite tempérer le discours en évoquant des comparaisons inappropriées avec des pratiques médicales.
Sa déclaration sur le sujet ne laisse pas indifférent : "Il est crucial de veiller à ne pas stigmatiser une partie de la population." Cependant, en complexifiant le discours autour de l'excision, elle risque d'attiser des tensions plutôt que de favoriser une compréhension nuancée.
Cette controverse autour de l'exposition et de la vision d'une élue comme Wiam Berhouma révèle non seulement des fractures au sein des valeurs républicaines en France, mais souligne aussi la nécessité d'affrontement des régressions potentielles face aux principes de dignité humaine.







