Se préparer pour 2027 exige d'être à la pointe de la modernité. Une équipe de dix professionnels a conçu "Attal Président", une super-application qui promet de revitaliser le militantisme et d'encourager le dialogue avec un agent IA, capable de fournir des informations en temps réel.
"L'IA est omniprésente dans notre démarche", note Prisca Thevenot, secrétaire générale déléguée aux assemblées départementales de Renaissance. Elle soutient que Gabriel Attal, un ancien ministre sous Emmanuel Macron, ambitionne de s'imposer à l'Elysée en 2027. Pour cela, il entend revenir à l'essentiel de la politique de proximité, comme à l'époque d'En Marche!, où l'engagement allait bien au-delà des simples adhérents.
Créer un lien citoyen fort
Gabriel Attal veut raviver l'engagement communautaire en France, d'où la création de l'application qui fait appel à l'intelligence artificielle. Cette dernière se veut le moteur d'une mobilisation plus large, intégrant également des outils ludiques pour capter l'intérêt des électeurs.
"Les Français souhaitent s'impliquer davantage dans le débat public et participer activement aux décisions," souligne Franck Riester, secrétaire général délégué aux élections.
L'application se présente à l'utilisateur avec une vidéo engageante. Une fois lancée, plusieurs outils interactifs sont à disposition :
- Agent Nuit : Un assistant virtuel qui répond à vos questions en deux temps, avec des réponses développées et résumées.
- Toi président : Un jeu inspiré de Tinder, permettant d’évaluer plus de 150 propositions de Gabriel Attal.
- Fil positif : Une plateforme pour partager des bonnes nouvelles et des initiatives positives.
- Remontées citoyennes : Un espace pour faire des propositions et remonter des informations, également analysées grâce à l'IA.
- Ciblage militant : Permettant de s'engager sur le terrain sans nécessairement adhérer au parti.
L'intelligence artificielle au cœur de la campagne
L'analyse des données collectées par l'application vise à optimiser la stratégie de campagne. "Nous respectons rigoureusement les normes de la CNIL pour protéger les données personnelles", indique Paul Midy, responsable numérique chez Renaissance. En se basant sur des outils à code ouvert, ils s'assurent d'une gestion sécurisée et contrôlée des informations.
Dans un segment futur intitulé "Signaux faibles", l'application ambitionne de mettre en lumière les préoccupations locales, aidant ainsi la campagne à s'adapter aux réalités du terrain.
"Nous souhaitons forger un lien différent avec l’IA, un outil complémentaire à l’action militante directe," conclut Prisca Thevenot.
Cependant, la question de l'accessibilité reste cruciale. Si l’équipe est confiante dans la capacité des Français à adopter cette technologie, il est essentiel de reconnaître que l'application s'adresse principalement à un public engagé, familiarisé avec les outils numériques.
La comparaison avec le Rassemblement National, qui prévoit un chatbot IA pour ses adhérents, soulève des interrogations : quelle stratégie s'avérera la plus efficace ? La réponse se profile pour le printemps 2027.







