La campagne présidentielle de Bruno Retailleau s'annonce pleine d'obstacles, avec des divisions persistantes au sein de son propre parti.
La situation est tendue chez les Républicains. La candidature de Bruno Retailleau pour les élections présidentielles de 2027 ne parvient pas à séduire les figures influentes du parti. Laurent Wauquiez, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet, entre autres, ne lui ont toujours pas apporté leur soutien, et le concurrent Édouard Philippe n'arrange pas les choses.
Le 1er juin, Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre, a clairement affiché son soutien à Édouard Philippe. "Il a cette capacité à rassembler, à rassembler dans le calme, à rassembler dans le dialogue", a-t-elle déclaré sur les ondes de France Inter.
Le jour suivant, une bourde de Laurent Wauquiez a mis en lumière le manque d’intérêt pour la campagne de Retailleau. Il a oublié la date cruciale du meeting prévu le 20 juin. "Pardon ! Oulalalala ! J’avais oublié cette date fondamentale", a-t-il plaisanté sur TF1. Interrogé sur sa présence, son refus d'affirmer sa participation souligne les tensions internes. Il a simplement déclaré: "Moi, je rassemble", tout en évitant de prendre partie dans la compétition interne, selon Le Figaro.
Bruno Retailleau condamné à faire face à Édouard Philippe
Le 3 juin, des révélations du Figaro viennent aggraver la situation de Retailleau. Le quotidien a publié une lettre de lui adressée à Jean-François Copé, dans laquelle il s'inquiète du soutien de ce dernier pour Édouard Philippe, interrogeant sa loyauté vis-à-vis du mouvement. "Cela interroge nécessairement la cohérence de votre engagement", a-t-il réagi.
Les sondages renforcent les craintes de Bruno Retailleau. Il oscille entre 7,5 % et 10 % des intentions de vote, selon une étude du Parisien, ce qui compromet sérieusement sa qualification pour le second tour. La meilleure issue pour lui serait une candidature de Gabriel Attal plutôt que celle d'Édouard Philippe.
Face à la menace de ne pas atteindre le second tour pour la troisième fois consécutive, certains cadres de droite envisagent une candidature unifiée. Valérie Pécresse a exprimé sur TF1 son souhait d'une "grande alliance" pour désigner un chef de file de la droite et du centre cet automne, tout en se déclarant supporter de Bruno Retailleau comme le "candidat légitime" de sa famille politique.
"Les chiens aboient, la caravane passe"; c'est ainsi que Bruno Retailleau a choisi de répondre sur Sud Radio le 13 mai. Il a critiqué les voix discordantes au sein des médias qui, selon lui, n'ont pas de réelle légitimité malgré leur visibilité, affirmant qu'ils ne représentent en rien l'opinion générale.







