Randy Nemoz, le nouveau visage du PS à Dax face à la montée des tensions

Randy Nemoz revient à Dax pour redynamiser la gauche face à la violence croissante.
Randy Nemoz, le nouveau visage du PS à Dax face à la montée des tensions
Randy Nemoz, nouveau secrétaire de la section dacquoise du Parti socialiste. © Crédit photo : Christophe Leclerc

À 33 ans, Randy Nemoz, nouvellement élu secrétaire de la section locale du Parti socialiste, revient à Dax avec un objectif clair : redonner vie à une gauche en déclin. Ancien attaché parlementaire de Boris Vallaud, il tire les leçons de la récente défaite aux municipales et veut transformer la colère populaire en action.

Un parcours riche et inspirant

Né et ayant grandi à Dax, Randy a été élevé dans un milieu modeste, où les valeurs de gauche prédominaient. Après avoir obtenu deux masters en sciences politiques et sociales, il a passé plusieurs années à Paris avant de voyager en Australie et au Sénégal avec sa femme. Son retour en France est motivé par le désir de soutenir son père malade et de faire grandir son fils dans sa ville natale.

Une stratégie ancrée dans le terrain

« Pour convaincre, il faut écouter et être présent sur le terrain », explique Nemoz, insistant sur l'importance d'être proche des citoyens pour résoudre leurs problèmes. Il critique également le bilan de l'actuelle administration dirigée par Julien Dubois, affirmant que Dax fait face à un véritable déclin.

Une gauche en mutation

La dernière élection municipale a vu la gauche reculer de manière significative. Selon Nemoz, la mobilisation a certes eu lieu, mais n’a pas su toucher au-delà de son électorat traditionnel. La stratégie sera donc de ramener les électeurs déçus à une politique plus inclusive et accessible.

« Viviane Loumé-Seixo a été très courageuse pendant cette campagne difficile », dit-il en référence à son prédécesseur.

Face à la montée des tensions

Avec un climat politique de plus en plus polarisé, Randy Nemoz s’inquiète de la violence verbale présente dans les débats politiques. « Nous devons être exemplaires et éviter de répondre aux provocations. Si nous voulons que la gauche soit une véritable alternative, nous avons besoin d'intégrité », affirme-t-il, pointant du doigt des comportements indignes de certains élus.

Vers l'avenir

Pour Nemoz, l'absence de solutions claires pour des questions comme le thermalisme et la santé publique est alarmante. Il s'engage à défendre les préoccupations des Dacquois, notamment en matière de pouvoir d'achat et de réussite scolaire.

Actuellement, son regard est tourné vers les prochaines élections, et peu importe le rôle qu’il y jouera, il souhaite avant tout être utile à sa communauté.

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