Alors que les élections législatives de juin 2024 se profilent à l'horizon, une proposition pour le moins surprenante a émergé : selon Mediapart, Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN), aurait suggéré à son ami Cyril Hanouna de prendre la direction de l'Arcom, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, en cas de succès électoral.
Ce scénario se dessine dans un contexte politique tendu, marqué par la dissolution inattendue de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron après la victoire du RN aux élections européennes. Bardella, dans sa posture de homme politique ambitieux, aurait alors imaginé un futur où il deviendrait Premier ministre et où Hanouna occuperait un poste stratégique à la tête de l'audiovisuel français.
Une soirée d'été dans la villa de Cyril Hanouna
Cette discussion aurait eu lieu lors d'une soirée organisée le 12 juillet dans la villa de l'animateur à Saint-Tropez. C'est là que Bardella aurait évoqué les critiques récurrentes de l'Arcom à l'encontre des chaînes de télévision appartenant à Vincent Bolloré, les sanctionnant pour divers manquements, notamment ceux liés à l'émission animée par Hanouna.
Quelques jours auparavant, l'Arcom avait déjà mis en demeure la rédaction d'Europe 1, désignant particulièrement l'émission "On marche sur la tête", animée par Hanouna, comme problématique pour son manque d'objectivité, ce qui avait entraîné l'ire de l'animateur, qui exprimait son indignation à l'antenne.
Interrogé par Mediapart, Cyril Hanouna a d'abord affirmé qu'il ne se souvenait pas de cette proposition, avant de qualifier celle-ci de "vanne", insistant sur le fait que ce n'était pas sérieux. En revanche, Bardella a choisi de démentir cette rumeur, assurant sur X qu'il n'avait jamais fait une telle offre.
Ces rebondissements révèlent les tensions croissantes au sein du paysage audiovisuel et politique français, posant la question de l'influence médiatique dans les affaires publiques. Alors que certains analystes estiment que de telles propositions ne sont que des incarts humoristiques entre amis, d'autres voient en elles un symbole des nouvelles dynamiques qui pourraient façonner l'avenir informatif de la France.







