Des anomalies ont été détectées dans le versement de certaines retraites complémentaires Agirc-Arrco. Près de 100 000 dossiers font l'objet d'une vérification approfondie, et des milliers de retraités pourraient recevoir des rappels financiers.
C’est une révélation désagréable pour de nombreux retraités. Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui s’applique aux salariés du secteur privé, a mis en lumière des dysfonctionnements lors du versement des pensions, d'après les informations relayées par le site actu.fr. Comme l’indiquent Les Échos, près de 100 000 dossiers sont concernés et subissent actuellement un réexamen minutieux.
Cette initiative de vérification survient après un croisement inédit des données avec les enregistrements de la Direction générale des Finances publiques. Divers cas d’erreurs ont été signalés, comme des retraités étiquetés à tort comme décédés, ou des pensions suspendues sans explication, parfois sans demande des bénéficiaires.
Des profils spécifiques particulièrement concernés
Les anomalies ciblent particulièrement deux groupes de retraités. D’une part, ceux bénéficiant de pensions de réversion qui n’ont pas mis à jour leur situation familiale. Cela peut entraîner une suspension automatique en cas de doutes. D’autre part, les retraités vivant à l’étranger, obligés de prouver chaque année leur existence. Une étude interne estimait fin 2025 environ 12 000 personnes potentiellement affectées, représentant un montant de 69 millions d’euros à reverser.
De plus, 86 000 dossiers additionnels montrent un risque élevé d'erreur, pour une valeur estimée à 778 millions d’euros. Les cas les plus urgents ont été traités, mais l’Agirc-Arrco continue ses contrôles, y compris pour des assurés n'ayant jamais signalé de problème, afin de rectifier leurs situations.







