Charles Alloncle, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, a exprimé son refus face à ce qu'il qualifie de "chantage" de la part de certains députés, à l'approche d'un vote crucial prévu ce lundi concernant la publication de ses conclusions. "Je ne me soumettrai pas à ce chantage qui consiste à supprimer des pans entiers du rapport," a-t-il insisté lors d'une interview sur RMC, tandis que des élus de gauche ainsi que ceux du bloc central critiquent le ton du rapport, évoquant même des mensonges.
Alloncle a également affirmé que ces critiques provenaient de personnes qui semblent avoir un "problème fondamental" avec les valeurs de démocratie et de pluralisme. "Jusqu'au bout, ils chercheront à censurer la vérité et à maintenir l'opacité," a-t-il ajouté. Néanmoins, le député demeure confiant dans le sens des responsabilités des députés : "Je pense qu'ils perçoivent le large soutien des Français pour la publication de ce rapport, et je crois que nous pourrons trouver un accord à l'issue de ce débat."
En réponse aux récentes accusations de lobbying sur l'ensemble de l'affaire, relancées par le journal Le Monde, Alloncle a affirmé que le phénomène n'est pas nouveau : "C'est vieux comme l'Assemblée," a-t-il déclaré. Il a confirmé avoir reçu, tout comme d'autres membres de la commission, des questions spécifiques de la part de Lagardère News, qui gère des médias tels que le JDD et Europe 1, soulignant que cela fait partie intégrante de la pratique politique.
Le milliardaire Vincent Bolloré, souvent cité dans ce contexte, a été mis à l'écart de la discussion par Alloncle : "Je ne le connais pas," a-t-il affirmé. De son côté, Radio France a lancé un appel, dans une déclaration transmise à l'AFP, visant à "faire toute la lumière sur d'éventuelles collusions avec des acteurs ayant un intérêt direct à déstabiliser leurs concurrents."
Un vote favorable est nécessaire pour que le rapport soit rendu public
Le vote des 30 députés membres de la commission se tiendra ce lundi après-midi, après plus de quatre mois de travaux intenses. Une approbation est impérative pour que le rapport soit accessible au public dans une semaine. Plusieurs recommandations, évoquées dans les médias, incluent la fermeture de la chaîne jeunesse France 4 et de la radio Mouv', ainsi qu'une fusion de France 2 et France 5. Ces mesures d'économie visent à réaliser des économies de plus d'un milliard d'euros, soit un quart des financements publics alloués à l'audiovisuel.







