Ce mercredi, Emmanuel Macron a mis en œuvre une nouvelle stratégie inspirée de la reconstruction de Notre-Dame afin d'accélérer l'aboutissement de projets industriels et agricoles qualifiés de stratégiques. Ce déplacement s'est accompagné d'un Conseil des ministres délocalisé dans l'Allier, un cadre propice pour cette annonce.
En plein cœur d'une actualité internationale dense, comprenant des échanges diplomatiques avec le Premier ministre libanais et des visites rapides à Chypre et en Grèce, Macron a dirigé la réunion hebdomadaire des ministres de Montluçon. À la fin de cette rencontre, il a exprimé son désir de se rendre à la mine, curiosité qui l'a conduit ensuite à Échassières.
Là-bas, il a inauguré la mine de lithium d'Imerys, un projet colossal basé sur un des plus importants gisements de lithium au monde. Ce dernier, qui débutera sa production en 2030, devrait produire environ 34.000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an, suffisant pour équiper 700.000 véhicules électriques annuellement.
D'après l'Élysée, ce projet est une « incarnation de nos objectifs de souveraineté », participant à la réduction des dépendances stratégiques sur le continent européen.
Baptisé "Emili", ce projet est l'un des 150 "grands projets stratégiques" (GPS) qui bénéficient d'une attention particulière de l'État. Lancée lors du premier sommet "Choose France Edition France" en novembre et concrétisée en janvier, cette initiative a pour but de stimuler des investissements dans toute la France, estimés à 71 milliards d'euros.
Ces projets, menés principalement par des PME et ETI, couvrent une large variété de secteurs allant de l'agroalimentaire à l'aéronautique, en passant par la santé et la défense. Emmanuel Macron s'apprête à livrer une allocution détaillant cette initiative, soulignant la nécessité d'une ''souveraineté industrielle'' comme l'un de ses axes majeurs.
Pour le président, la reconstruction de la cathédrale de Paris représente un modèle à suivre pour la simplification et l'accélération des procédures administratives. Tout comme l'organisation des Jeux olympiques de 2024, où la législation sur la simplification a été mise en place. Il a déclaré : "Comment peut-on organiser des Jeux olympiques et reconstruire Notre-Dame en cinq ans, tout en annonçant à un agriculteur qu'il devra attendre cinq ans pour élargir son poulailler ?".
L'approche de Macron, nommée "méthode Notre-Dame", se distingue par la volonté de réduire la bureaucratie et d'accélérer les démarches en transversalité, en gardant à l'esprit la nécessité d'une action rapide et efficace. "L'objectif est de mettre les procédures en parallèle et de se délester de bureaucraties superflues," a-t-il affirmé.
Dans un souci de sobriété, le chef de l'État a réuni uniquement les ministres directement concernés par cette initiative, tandis que le reste du gouvernement a participé via visioconférence depuis l'Élysée. Des tables rondes ont été animées sur les thématiques de la simplification industrielle, environnementale ainsi que de la souveraineté alimentaire, abordant notamment un projet de loi d'urgence agricole, comme le rapportent nos confrères de *France 24*.







