Ce week-end, l'armée israélienne a dévoilé une carte illustrant une “zone de défense avancée” au sud du Liban, interdite aux civils. Cette stratégie vise à exercer une pression sur le Hezbollah malgré un cessez-le-feu d'une grande fragilité, et rappelle les tactiques déployées en territoire gazaoui.
Comme le souligne le quotidien L’Orient-Le Jour, cette zone se déploie jusqu'à 10 kilomètres à l'intérieur du Liban et empiète sur “plusieurs centaines de kilomètres carrés” le long de la “ligne bleue”, qui délimite la frontière entre les deux pays. L'objectif affiché par Tsahal est de “démanteler les infrastructures du Hezbollah et de protéger les collectivités du nord d'Israël”.
Cette “zone tampon” englobe environ 55 localités libanaises et s'étend d'une ligne droite depuis la Méditerranée jusqu'à la Bekaa, une zone que les Israéliens considèrent comme vitale. Cette initiative est perçue par certains experts comme un moyen d'{“établir un contrôle direct sur le territoire libanais”}, selon le même journal.
Vers un contrôle territorial
Alors qu'Israël cherche à capitaliser sur son expérience à Gaza, le quotidien s'interroge sur les implications de ce nouveau schéma. “Nous assistons à un repositionnement stratégique de l'armée israélienne, qui semble inspiré par les conflits passés”, explique un analyste militaire, interrogé sur cette dynamique.
La fragile trêve au Liban est déjà mise à mal par des tensions continues. Ce week-end, des attaques aériennes israéliennes ont été menées contre des positions du Hezbollah, qu'Israël accuse de menacer sa “ligne de défense”.
Le quotidien Times of Israel rapporte que la situation s'est intensifiée, avec la perte de deux soldats israéliens dans le sud libanais cette semaine. Ces événements soulignent que la ligne de démarcation restera un sujet de tension et un point de rupture potentiel dans la région.







