Plus de 350 000 citoyens se sont unis pour signifier leur désaccord avec la loi Yadan, qui a pour objectif de restreindre la liberté d'expression relative à la critique d'Israël en France. Cette pétition, intitulée « Non à la loi Yadan ! », a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale par Caroline Yadan, députée macroniste, et sera examinée le 16 avril.
La proposition de loi (PPL) vise à redéfinir la notion d'apologie du terrorisme en intégrant des propos « implicites », à instaurer un délit de négation de l'État d'Israël et à élargir le délit de négation de la Shoah pour inclure des comparaisons entre Israël et les nazis. Ce texte soulève des inquiétudes importantes, car il pourrait créer une confusion dangereuse entre critique légitime d'une politique, qui ne devrait pas être assimilée à de l'antisémitisme, et haine anti-juive. Comme le souligne un article de l'[Humanité](https://www.humanite.fr/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-pourquoi-la-proposition-de-loi-yadan-est-un-baillon-pro-israelien), cette loi pourrait servir de moyen de répression contre ceux qui osent remettre en question les actions de l'État israélien.
La pétition met en avant l'importance de lutter contre l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination, tout en soulignant que cela ne doit pas se faire au détriment de la liberté d'expression. Il est écrit : « Oui, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations, mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benyamin Netanyahou. » Cette position est partagée par plusieurs experts et militants des droits de l'homme, qui craignent que la loi Yadan crée un dangereux précédent pour les libertés civiles en France.







