Samedi soir, la présidence algérienne a annoncé avec tristesse le décès de Liamine Zeroual à l’hôpital militaire Mohamed-Seghir-Nekkache à Alger. L’ancienne figure militaire, qui avait pris le pouvoir lors d’une période difficile de l’histoire du pays, laisse derrière lui un héritage politique qui suscite de vives émotions. En réaction à cette perte, un deuil national de trois jours a été décrété, durant lequel les drapeaux seront mis en berne à travers le pays et dans ses représentations diplomatiques à l'étranger.
Né le 3 juillet 1941 à Batna, Zeroual avait su naviguer dans les turbulences de la guerre civile algérienne. En novembre 1995, il avait organisé les premières élections présidentielles pluralistes, qu'il avait largement remportées. Cependant, marqué par des désaccords internes au sein du gouvernement, il a pris la décision inattendue d'écourter son mandat pour se retirer de la vie politique en 1998, laissant place à Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier allait porter un nouveau souffle à l’Algérie dans un contexte de réconciliation nationale.
Les réactions affluent suite à la nouvelle de son décès. Des experts et des politiciens soulignent combien son leadership a été crucial durant une période tumultueuse. « Zeroual a été un artisan de la paix dans une période où le pays vacillait entre la violence et la démocratie », a déclaré un ancien ministre de la Défense. Malgré son retrait, il est resté populaire, avec une forte empreinte dans le cœur des Algériens.
Avec le décès de Liamine Zeroual, c'est une page de l’histoire récente de l’Algérie qui se tourne, laissant place à une réflexion sur les défis futurs que le pays devra affronter.







