"Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre" : des milliers de manifestants, soutenus par des personnalités comme Bruce Springsteen et Robert De Niro, ont défilé simultanément ce samedi à travers le pays pour s'opposer à Donald Trump et ses politiques controversées sur l'immigration et au Moyen-Orient.
À Minneapolis, Philadelphie et Boston, les participants ont exhibé des pancartes anti-guerre et des symboles de paix, illustrant le mécontentement croissant suite à l'escalade des conflits au Moyen-Orient, à quelques mois des élections de mi-mandat prévues en novembre.
Le mouvement No Kings a annoncé une participation record, revendiquant plus de huit millions de manifestants dans plus de 3 300 cortèges. Ce chiffre symbolise une augmentation d'environ un million de personnes et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la mobilisation d'octobre dernier. Avec cette mobilisation, No Kings s'affiche comme le principal acteur de la contestation depuis le retour de Trump à la Maison Blanche, bien que les autorités américaines n'aient pas fourni de chiffres officiels.
Marc McCaughey, ancien combattant de 36 ans et participant à la manifestation d'Atlanta, a indiqué à l'AFP : "Nous pensons que la Constitution est menacée de multiples manières. Cette situation n'est pas normale ni acceptable. Nous sommes ici pour veiller à ce que les voix soient entendues".
À Washington, près de la Maison Blanche, Robert Pavosevich, 67 ans, a exprimé son indignation, déclarant : "Trump ne fait que mentir. De plus en plus de gens se mettent en colère, et je pense que les choses vont changer".
Dans le Michigan, des manifestants arboraient des pancartes avec des slogans tels que "Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre". À New York, une foule immense a pris les rues avec Robert De Niro en tête de cortège. "D'autres présidents ont déjà testé les limites de leurs pouvoirs, mais aucun n'a représenté une menace aussi sérieuse pour nos libertés", a-t-il averti.
Les manifestations n'étaient pas limitées aux États-Unis, des rassemblements similaires ont eu lieu à Rome, Amsterdam, Madrid et Athènes, témoignant d'une opposition internationale à la politique de Trump.
Minneapolis, épicentre des manifestations, a vu l'icône du rock Bruce Springsteen rendre hommage aux victimes de la brutalité policière lors des opérations anti-immigration. Au cours de la mobilisation, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a remercié les manifestants pour leur résistance face à ce qu'il a qualifié de "dictateur en herbe".
Bernie Sanders a également pris la parole, décrivant Trump comme un "menteur pathologique" et exprimant sa conviction que la transition politique est imminente. Gina Bilotta-Racelis, une septuagénaire présente à la manifestation, a exprimé son inquiétude face à l'engagement militaire de Trump au Moyen-Orient, affirmant : "Ils vont perdre les élections de mi-mandat".
Au Capitole de l'État, une bannière proclamant "La Révolution débute au Minnesota" a symbolisé l'esprit du mouvement, un appel à l'action dans une période de tension politique croissante.







