Le Japon et l’Allemagne ont annoncé leur intention de débloquer des réserves stratégiques de pétrole afin de contrer la hausse des prix, en amont d’une réunion des dirigeants du G7 qui se tiendra dans la journée.
En réponse à l'augmentation des prix du pétrole liée à la situation au Moyen-Orient, le Japon a prévu de libérer ses réserves, avec une première annonce faite par la première ministre Sanae Takaichi. Elle a précisé que cette initiative prendra effet le 16 mars, sans attendre les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Au même moment, la ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a fait savoir que Berlin s'engageait également à libérer une partie de ses stocks. Elle a évoqué cette décision comme étant une « contribution » à la demande de l’AIE pour que ses membres déstockent jusqu'à 400 millions de barils de pétrole, soit plus de 54 millions de tonnes.
Ce sommet du G7, qui inclut les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, le Japon, et le Canada, marque une première rencontre des dirigeants sur ce conflit. L’objectif principal est d’aborder « les répercussions économiques » de la guerre et de discuter des « mesures à adopter pour y remédier », notamment en matière d'énergie, d'après l’Élysée.
Libérer 400 millions de barils de pétrole
La première ministre Takaichi a souligné l’importance d’une réponse proactive en libérant les réserves stratégiques pour mieux équilibrer l'offre et la demande sur le marché international. La ministre Reiche a ajouté qu'il s'agit d'une réponse ciblée à la demande d'intervention de l’AIE.
L’idée sous-jacente à cette mesure est que le G7 cherche à renforcer la confiance du marché en montrant une capacité à s’unir face à une situation critiques. Un responsable français a affirmé : « Il n’y a pas de pénurie de pétrole aujourd'hui, mais un problème de prix. L'idée est d'envoyer un message fort aux marchés. »
Deux réunions préparatoires du G7 ont eu lieu récemment, mais aucune décision définitive n'a été arrêtée. Cependant, les ministres de l’Énergie du G7 se sont déclarés prêts à adopter toutes les mesures nécessaires en collaboration avec l’AIE.
Le sort du détroit d'Ormuz
D'après des sources comme le Wall Street Journal, l'AIE envisage un recours sans précédent à SES réserves pour enrayer la montée des prix, surpassant ce qui a été libéré lors du conflit en Ukraine. Roland Lescure a averti : « Si le détroit d'Ormuz reste bloqué, nous devrons nous tourner vers d'autres sources de pétrole. »
Macron et d'autres dirigeants explorent des solutions pour garantir la réouverture de cette voie cruciale, tout en reconnaissant le défi posé par le contexte actuel du conflit.







