Cortina d'Ampezzo (Italie) – Dans un moment chargé d'émotion, Cécile Hernandez a célébré son tout nouveau titre paralympique en snowboard cross en enlaçant sa fille, qui était venue la soutenir. À 51 ans, cette athlète française a ainsi réalisé son rêve à Cortina, décrochant l'or pour la deuxième fois consécutive.
En chantant la Marseillaise, un émouvant symbole de la victoire française, elle a évoqué le souvenir de son premier titre à Pékin. "Je m'étais promis de garder le sourire, mais l'émotion a eu raison de moi en voyant ma fille. C'est elle qui me rappelle pourquoi nous en sommes là", a partagé Cécile Hernandez.
Après une demi-finale dominée où deux adversaires ont chuté, elle a su naviguer avec brio en finale, même si l'Américaine Kate Delson a maintenu une pression constante. "Lors des qualifications, je n'étais pas dans le bon état d'esprit, mais j'ai retrouvé la motivation au moment où j'ai vu ma fille, j'avais besoin de cette énergie", a-t-elle confié.
Des sacrifices et des défis
Sa fille Victoire-Éléonore, 18 ans, a exprimé sa fierté : "Je n'aurais jamais pensé pouvoir ressentir une telle émotion. Maman a fait tant de sacrifices depuis que je suis petite. Je suis très fière d'elle et de ce qu'elle accomplit malgré ses challenges".
La préparation de Cécile, porte-drapeau de la délégation tricolore, a été marquée par des moments difficiles, incluant des blessures et des leçons d'adaptation face à la sclérose en plaques qui l'accompagne. Il y a quelques mois, elle avait frôlé l'idée d'abandonner sa carrière.
"Je me souviens d'une discussion dans ma voiture où j'ai avalé mes larmes en réalisant la tension entre ma passion et ma santé mentale. Mon préparateur mental m'a conseillé de travailler avec un psychologue. J'ai donc réévalué mes motivations, et une fois que j'ai retrouvé le plaisir du snowboard, j'ai décidé de poursuivre sans relâche jusqu'aux Jeux", a expliqué Cécile.
Cette victoire à Cortina symbolise non seulement une récompense pour ses efforts acharnés, mais aussi un profond partage d'émotions avec sa fille, révélant la puissance de l'amour familial dans le sport.







