Ce dimanche, les citoyens suisses ont l'opportunité de s'exprimer sur une initiative lancée par l'Union démocratique du centre (UDC), ciblant une réduction significative de la redevance audiovisuelle, proposant de passer de 335 à 200 francs par foyer. Selon Le Monde, cette réforme vise à recentrer le service public, la SRG SSR, sur ses missions fondamentales, excluant ainsi les domaines du sport et du divertissement au profit de l'information et de la culture.
Thomas Matter, vice-président de l’UDC et financier de Zurich, est le principal promoteur de cette initiative. Il n'hésite pas à critiquer le service audiovisuel public suisse, le qualifiant de « coûteux et biaisé ». Dans sa campagne, il affirme : « Stoppons l’enfer des redevances de gauche ! ». Matter soutient que certaines émissions n'auraient d'autre but que « d'alimenter la panique climatique » et soutenir les partis de gauche.
Un enjeu profondément politisé
Ses adversaires, incluant une coalition allant de la gauche au centre-droit, mettent en avant l'importance du service public pour la cohésion nationale, arguant qu'une baisse de 40 % de la redevance compromettrait son avenir. Ils soulignent que la radio et la télévision diffusées en quatre langues sont essentielles non seulement pour l'information, mais aussi pour la culture et le dialogue national.
La situation est en effet particulièrement polarisée. Alors que l'UDC promeut une vision critique d'un service public jugé idéologique, ses opposants, soutenus par des acteurs du monde culturel et sportif, défendent l'audiovisuel public comme un enjeu démocratique incontournable.
Malgré les efforts de l'UDC, les sondages indiquent une tendance favorable au « non » concernant cette initiative, avec des chiffres avoisinant 54 à 57 %. Selon une projection relayée par Swissinfo, plus de 60 % des électeurs pourraient se prononcer contre ce changement.







