Le département de la Justice des États-Unis a révélé, ce jeudi 5 mars, une nouvelle série de documents très attendue concernant l'affaire Epstein. Cette décision survient après des allégations de dissimulation délibérée de fichiers liés à Donald Trump, comme l'a rapporté Associated Press. Parmi ces fichiers, des accusations non vérifiées d'agressions sexuelles sur mineur ont été portées par une plaignante visant le président américain.
Ces documents avaient été mentionnés par des médias américains, qui avaient dénoncé une dissimulation « volontaire » à propos de Trump. Le ministère de la Justice a cependant affirmé que ces fichiers avaient été retenus « par erreur », les qualifiant de doublons mal classés.
Récemment, le ministère avait également annoncé qu'il publierait plus de 47 000 documents relatifs à l'affaire Epstein, afin de répondre aux préoccupations concernant l'anonymat des victimes. La porte-parole du ministère de la Justice, Natalie Baldassarre, a souligné : "Notre équipe travaille sans relâche pour garantir la sécurité des victimes tout en rendant ces documents accessibles."
Des informations supplémentaires indiquent que la plaignante a été interrogée quatre fois par le FBI, après avoir abordé les conséquences de l'arrestation de Jeffrey Epstein. Elle a révélé avoir subi des agressions sexuelles lorsqu'elle était mineure, impliquant à la fois Epstein et Trump.
Trump, pour sa part, a systématiquement nié toute implication dans les activités criminelles d’Epstein, affirmant qu'il n'avait pas eu connaissance des abus pendant le temps où ils se côtoyaient.
Ce dénouement s'inscrit dans un cadre plus large, impliquant un examen minutieux par le Congrès et le ministère de la Justice, qui s'efforce de maintenir un équilibre entre transparence et protection de la vie privée des victimes. Des étapes précédentes avaient déjà entrainé une libération massive de documents, suscitant une onde de choc au niveau international et provoquant une vague de critiques à l'encontre des institutions.
En conformité avec les lois sur la transparence adoptées par le Congrès, près de 3 millions d'éléments, comprenant plus de 2 000 vidéos et 180 000 images, avaient été rendus publics, illustrant des moments clés de la vie du pédocriminel, avec une majorité de documents centrés sur des jeunes femmes.







