Le cours du pétrole est en forte augmentation, laissant les automobilistes français sur le qui-vive. Malgré les assurances des autorités sur l'absence de pénurie d'essence, nombreux sont ceux qui choisissent d'anticiper et de faire le plein. Ce comportement s'est particulièrement manifesté le mardi 3 mars, comme le rapporte le quotidien Le Parisien.
Dans une station-service des Arques (Lot), une affluence inhabituelle a été notée. Des véhicules faisaient la queue pour remplir leurs réservoirs avant une éventuelle hausse des prix. "C'est vraiment exceptionnel, et cela s'explique par la situation actuelle", a commenté un employé de la station.
Un automobiliste a exprimé ses craintes face aux pénuries possibles : "Je préfère faire le plein maintenant, avant que tout le monde ne fasse la même chose. Si ça continue, toutes les stations seront à sec". Selon le ministère de l'Économie, bien qu'il n'y ait aucune menace de pénurie, les prix des carburants devraient sensiblement augmenter. Un conducteur a semblé réaliste : "Les approvisionnements vont devenir plus difficiles, et donc les prix vont grimper. Mieux vaut économiser quelques centimes aujourd'hui".
Des effets potentiels sur les prix à la pompe
En Île-de-France, la situation est similaire. De nombreux automobilistes profitent d'un tarif encore bas fixé à 1,68 euro le litre. Eliott, habituel client, avoue que sa facture pourrait prochainement dépasser les 80 euros : "Si ça monte à 90, cela pourrait vraiment compliquer ma situation". D'autres acteurs, comme un entrepreneur, craignent de voir le litre dépasser les 2 euros, déclarant : "Cela représenterait un coût de 100 euros pour un plein de 50 litres, ce qui constitue une barrière psychologique pour beaucoup".
Aujourd'hui, le baril de pétrole est évalué à 83 dollars. Thierry Bros, expert en énergie et professeur à Sciences Po, tempère les inquiétudes : "Nous ne sommes pas dans un choc pétrolier, bien que la demande mondiale pourrait légèrement croître. Mais une attaque sur une installation pétrolière au Moyen-Orient pourrait changer la donne". Les consommateurs devraient commencer à ressentir les effets de cette hausse d'ici deux à trois semaines.
Parmi nos sources :
Prix du baril de pétrole : Boursorama.
Liste non exhaustive.







