Un retour que beaucoup attendaient avec impatience. Après avoir été bloqués en pleine guerre au Moyen-Orient, plusieurs ressortissants français ont enfin foulé le sol parisien. Ce mardi 3 mars, un vol en provenance de Djeddah a débarqué à l'aéroport, marquant la fin d'une période difficile pour ces voyageurs.
Clara, qui venait de finir un stage de six mois aux Émirats, a partagé son soulagement : "Le climat était anxiogène, on ne pouvait pas sortir à cause des explosions et des incendies." Ce sentiment a été partagé par d'autres passagers, qui ont vécu une agitation constante.
Des vacanciers en escale
Des vacanciers comme Aurélien, qui revenaient de Thaïlande, ont été déroutés dans leur voyage. "Nous avons entendu beaucoup de bruit, des bombardements, et l'hôtel trembler", confie-t-il. Les enfants, pris dans cette situation précaire, ont ressenti la tension ambiante malgré leur jeune âge.
"On a vu des avions de chasse passer au-dessus de nous. Rien de rassurant".
Pour Lionel, la situation était moins tendue, bien qu'il ait été bloqué à l'aéroport de Djeddah pendant six heures. "L'alerte sonore à l'aéroport a créé une inquiétude palpable. Nous nous sommes tous posé des questions", souligne-t-il, tout en exprimant sa joie d'être de retour.
Des places très coûteuses
Comme beaucoup, Youssef a subi des complications pour son retour. En vacances en Arabie Saoudite, il a dû trouver un nouveau vol après avoir annulé son précédant. "Nous avons dû débourser une somme exorbitante pour des billets de dernière minute", explique-t-il. La situation des vols s'est intensifiée, avec un nombre croissant d'annulations.
"Dans l'avion, il y avait majoritairement des Français", témoigne-t-il, soulagé d'avoir trouvé un vol économiquement viable.
Actuellement, des milliers de ressortissants français restent bloqués dans la région. Selon le ministère des Affaires étrangères, 300 vols pourraient être annulés dans les jours à venir. Jean-Noël Barrot a précisé que des mesures sont envisagées pour organiser des rapatriements, notamment pour les personnes vulnérables.
Les équipes consulaires sont présentes aux frontières entre Israël et l'Égypte ainsi qu'en Jordanie, pour faciliter le retour des ressortissants français. Les autorités affirment être prêtes à affréter des avions si nécessaire.







