Ce samedi, Kiev devient le théâtre de pourparlers déterminants entre l'Ukraine et ses partenaires européens et américains, dans le but d'élaborer un accord pour mettre un terme à la guerre avec la Russie, qui, de son côté, a affiché sa volonté de durcir ses positions.
Des conseillers en sécurité de plusieurs nations alliées se rendent à Kiev pour discuter avec des responsables ukrainiens. Un échange par visioconférence avec une délégation américaine enrichit cette rencontre. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé qu'une quinzaine de pays répondent présents, ainsi que des représentants de l'Union européenne et de l'OTAN. Cette conférence précède une réunion importante prévue en France, rassemblant les pays de la "coalition des volontaires" soutenant l'Ukraine.
Zelensky a précisé que l'objectif principal des discussions était d'explorer les "garanties de sécurité" que ses alliés peuvent offrir à l'Ukraine. En décembre, il avait déjà échangé avec Donald Trump à Washington concernant le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de conflit. Cependant, des enjeux sensibles demeurent en suspens.
Parallèlement, la Russie a exprimé son intention de renforcer sa position, accusant Kiev d'avoir orchestré un raid de drones sur une résidence présidentielle, ainsi que de procéder à des attaques ayant causé la mort de 28 civils en région de Kherson. Actuellement, la Russie contrôle environ 19,4 % du territoire ukrainien, et, selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), les récents gains militaires affichés par Moscou ont été modestes.
Les autorités ukrainiennes, en réponse à la situation actuelle, ont ordonné l'évacuation de plus de 3 000 enfants et leurs familles depuis plusieurs localités, notamment dans les régions de Zaporijjia et Dnipropetrovsk. Dans un message pour 2026, Zelensky a évoqué qu'un accord pour mettre fin au conflit était "prêt à 90 %", mais a indiqué que les 10 % restants, concernant le sort des territoires occupés, étaient cruciaux pour la paix.
Ce processus de négociation n'inclut pas de discussion directe entre Ukrainiens et Russes, les échanges passant par les États-Unis, et l'approbation de la dernière version par Moscou semble improbable. Vladimir Poutine a réitéré récemment que la Russie atteindrait ses objectifs "par la voie militaire" en cas d'échec des négociations.
Le président ukrainien, pour sa part, a procédé à des changements notables dans son équipe gouvernementale, nommant Kyrylo Boudanov, chef du renseignement militaire, à un poste central. Lü ce changement a pour but de renforcer la lutte contre la Russie, tout en remplaçant le ministre de la Défense, Denys Chmygal, par Mykhaïlo Fedorov, un jeune ministre de la Transformation digitale.
Les premiers jours de 2026 ont été marqués par une intensification des bombardements de part et d'autre. Dernièrement, la Russie a frappé le centre-ville de Kharkiv, entraînant des pertes humaines.







