Pour la première fois de l'histoire récente, Cuba a réussi à obtenir à l'Assemblée générale des Nations Unies un débat d'urgence sur le blocus économique imposé par les États-Unis. Cette demande, approfondie par La Havane, fait écho à des préoccupations internationales quant aux conséquences désastreuses de cette politique sur le peuple cubain.
La décision de soumettre le « point 38 » au vote, qui concerne la nécessité de mettre fin à ce blocus, révèle une offensive diplomatique inédite. Ce mouvement survient en réponse à une aggravation des conditions de vie sur l'île, accentuée par des restrictions économiques, rapportent des sources telles que Le Monde. Le résultat a été une nette victoire pour Cuba : 136 pays ont voté pour la tenue de ce débat, tandis que 9 se sont exprimés contre, démontrant un soutien international significatif envers l'île.
Manœuvres états-uniennes pour empêcher la tenue du vote
Alors que l'administration américaine sous Trump a tenté d'empêcher ce vote par des pressions diplomatiques, parmi lesquelles des menaces voilées envers d'autres nations, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a souligné que chaque vote en faveur de La Havane était un acte de courage face à ces pressions. « Les pays qui ont voté pour Cuba ont agi avec conviction face aux mensonges propagés par la diplomatie américaine », a-t-il déclaré sur son compte X.
Les débats ont révélé la dure réalité du blocus, renforcé par la stratégie agressive de Washington, qui ne se contente plus de limite aux restrictions économiques, mais impose également un siège énergétique drastique à l'île, rendant l'accès aux hydrocarbures de plus en plus difficile, selon France 24.
Un blocus naval qui constitue « un acte de guerre »
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a qualifié la situation actuelle de guerre non conventionnelle contre Cuba, qui perdure depuis des décennies, mais qui a pris une nouvelle tournure avec les politiques énergétiques américaines. Selon les dernières estimations, les pertes économiques dues au blocus entre mars 2025 et février 2026 seraient de l'ordre de 8 milliards de dollars. « Ces mesures représentent une punition collective inacceptable pour le peuple cubain », a-t-il affirmé.
La Havane souligne que la politique menée par les États-Unis est contraire au droit international et constitue une menace pour la souveraineté des nations. Cuba, maintenant obligée de faire face à un véritable siège, espère qu'une mobilisation internationale pourra y remédier.
Ce débat à l'ONU a marqué un tournant historique dans les relations internationales et met en lumière le soutien croissant à Cuba face à l'agression continue des États-Unis.







