Sur Internet, à la télévision, à la radio et même dans les journaux, des lecteurs signalent une présence excessive de publicités, qui, pourtant, jouent un rôle clé dans le financement des médias.
Guy Penaud, résident de Fontivillié (Deux-Sèvres) : « Je me pose confortablement devant ma télévision sur une chaîne privée, mais je suis inondé de messages publicitaires, que ce soit avant, après ou pendant les émissions. Je songe alors à poursuivre avec une chaîne publique, mais voilà que mon film se trouve lui aussi émaillé de coupures publicitaires…
« À vrai dire, même lorsque je me tourne vers les émissions en replay, je suis accueilli par près d'une minute de publicité avant que celles-ci ne débutent. Je décide alors d'aller marcher pour me vider l'esprit, mais je suis toujours entouré de panneaux publicitaires le long des chemins. Puis, je reviens à ma radio, France Inter, qui est, me direz-vous, souvent enrichissante. Pourtant, même ici, les pubs font une brève apparition entre deux émissions.
« Las de cette situation, je me réfugie sur mon smartphone et là, c'est l'apothéose : dès que je l'active, les publicités déboulent. Sur certains réseaux comme Facebook, la situation est plus que problématique ! Finalement, je reviens vers mon quotidien préféré, ce même journal que vous lisez, et je constate qu’environ un quart des pages est consacré à la publicité !
« Il ne me reste alors qu'à consulter le magazine Que Choisir ensemble ou à flâner dans la campagne à proximité de chez moi, où, là, je peux enfin profiter d'un peu de tranquillité. Quel bonheur…
« Où est passée l'époque où nous réglions une redevance qui nous libérait de cette avalanche de publicités dans le service public ? Quels bénéfices tire la publicité pour les médias ? Comment cela fonctionne-t-il vraiment ? Il est anxiogène de réaliser que nous sommes au cœur d'une offensive publicitaire incessante et qu'elle est quasiment omniprésente. Nous en sommes presque devenus des esclaves. Heureusement, la nuit tombée, le moment du sommeil approche, et là, je m'endors en rêvant… de publicités !
Un contournement inacceptable
Patrick Pain, habitant de Châtellerault (Vienne) : « La publicité à la télévision m'irrite au plus haut point. Les chaînes donnent l'impression de prendre les téléspectateurs pour des imbéciles ! Même lorsque les programmes sont annoncés pour 21 h 10, aucun ne débute à cette heure précise, et nous ne parlons même pas des interruptions pub au cours des émissions.
« On peut comprendre que cela soit le cas pour les chaînes privées, qui en dépendent économiquement. Mais, si on est déçu, où se réfugier ? À la télévision publique ? C'est là que réside l'absurde, car après 21 h, il semblerait qu’aucune publicité ne soit censée avoir lieu. Pourtant, les émissions se terminent fréquemment vers 21 h 10, et nous avons droit à de brèves coupures de publicités de remerciements, suivies de nouvelles publicités pour annoncer l’émission suivante !
« Ma femme me soutient que cela s'appelle du sponsoring. Qui plus est, à mes yeux, c'est tout aussi inacceptable ; cela reste de la publicité ! Ainsi, le service public contourne la réglementation d'une façon plutôt subtile ! »
Une réponse de « Dialogue »
Selon les statistiques de La Nouvelle République, la publicité occupe en moyenne entre 6 à 8 pages sur une édition de 40 pages. Cela permet aux médias de proposer un accès à moindre coût pour tous. Les revenus générés par la publicité, en complément des abonnements et des ventes, contribuent à couvrir les frais d'exploitation et le développement de nouveaux contenus. Le groupe La Nouvelle République met un point d'honneur à privilégier l'information, tant dans ses colonnes que sur sa version numérique.







