Ce lundi 1er juin marque le centenaire de l'icône hollywoodienne. À Paris, la Cinémathèque française présente une exposition captivante qui explore la comédienne derrière le sex-symbol, dévoilant la femme derrière le mythe, et ce jusqu'au 26 juillet.
Son visage emblématique trône sur un grand rideau noir, accueillant les visiteurs avec un regard complice qui transcende le temps. Ce lundi, le monde entier s'unira pour rendre hommage à celle qui, malgré son départ précoce, demeure une figure éternelle. À cette occasion, la Cinémathèque française lance une exposition audacieuse : « Célébrer la star, exposer l’artiste », visant à déconstruire le mythe de la pin-up blonde et redonner à Marilyn sa véritable stature d'artiste.
Florence Tissot, commissaire de l’exposition, souligne : « Monroe est souvent réduite à son image de sex-symbol, mais elle est avant tout une actrice exceptionelle. Sa vie est entourée de légendes et la question demeure : qui est la véritable femme derrière cette icône ? »
L’érotisation de la candeur
Le parcours commence avec la rapide ascension de cette Californienne de 19 ans, d’un simple mannequin à une star incontournable, alors contractuellement liée à la 20th Century Fox. Bien que souvent cantonnée à des rôles secondaires, Marilyn ne cesse d’irradier l’écran, côtoyant les plus grands noms d’Hollywood.
En 1953, avec le film « Niagara », Marilyn est complètement propulsée au sommet de sa carrière à seulement 27 ans, générant des revenus impressionnants et s’illustrant comme l’incarnation d’une sexualité fascinante. « Elle cristallise les paradoxes des années 50, à la fois puritaines et obsédées par la sexualité », commente Tissot.
«L’image de sa robe blanche, soulevée par le souffle du métro, s’est gravée dans l’imaginaire collectif.»
Les films majeurs de cette époque, tels que « Les hommes préfèrent les blondes » et « Comment épouser un millionnaire », renforcent son image de « gold digger », un stéréotype qui continue d'influencer notre perception d'elle aujourd'hui.
Une quête de revanche
À 29 ans, Marilyn décide de revendiquer sa carrière et de lutter contre le cliché de la « blonde idiote ». Elle crée sa propre société de production et s’engage dans des études d’art dramatique à New York, déterminée à redéfinir son image. Pourtant, comme le souligne la commissaire, le parcours de cette intimement liée à sa tragédie personnelle est aussi une quête d'identité.
Avec des œuvres d’art façonnées par son parcours tumultueux, l’exposition met en lumière son talent d'actrice en confrontant des artefacts iconiques à des extraits de films qui révèlent le génie créatif de Marilyn.
La fin tragique de Marilyn, survenue le 4 août 1962, ne fait que renforcer son statut d'icône. À 36 ans, sa mort a été entourée de mystère, mais son héritage demeure intact.
En conclusion, l'espace « Performer Marilyn » offre un clin d'œil moderne, rendant hommage à son influence sur diverses générations d’artistes, de Madonna à Ryan Gosling, témoignant de sa présence toujours vivante dans la culture populaire.
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